Ce travail est réalisé afin d’obtenir une copie conforme à l’original qui va servir de matériel de comparaison. L'hémi mandibule gauche est accompagnée de la moitié droite de la même mandibule et du crâne complet. Trois moules seront donc réalisés.
Nous nous intéresserons pour l’instant à l’hémi mandibule gauche de cet ensemble de pièce.
L’autre moitié de la mandibule sera moulée sur le même principe. Le crâne, quant à lui, fera l’objet d’un autre article.
Préparation :
La pièce à mouler est recouverte d’un ancien vernis qu’il est nécessaire d’enlever pour avoir une meilleure empreinte. Il est enlevé avec de l’acétone. Trois couches de paraloïd B72 très dilué sont ensuite appliquées sur toute la surface de l’objet.
Malgré un excellent état de conservation la pièce présente tout de même quelques fissures qu’il convient de boucher. Ces fissures sont bouchées à l’aide de paraloïd B72 très peu dilué à l’acétone.
Il y a un manque d’émail dentaire sur la face linguale de la M1. L’émail ce trouvant sur le pourtour de ce manque menace de ce détacher, il est fixé avec paraloïd B72 un peu plus diluer que celui utilisé pour boucher les fissures.
Les trous nourriciers doivent être bouchés. Pour cela, nous utilisons du papier essuie-tout pour comblé le trou et nous posons une fine couche de plastiline, lissée et jointée au bord du trou nourricier. Ils sont bouchés en retrait de la surface de l’objet afin de perdre le minimum d’information sur l’empreinte. Avant cette opération, trois couches d’A.P.V. (alcool polyvinylique) sont appliqués à l’intérieur des trous nourriciers pour éviter que la plastiline n’adhère à l’ossement.
Un manque de matière sur la partie antérieure de la branche montante présente des risques de casse au moment du démoulage. Il est bouché avec de la plastiline. Une fine épaisseur de papier est d’abord collé avec de l’ A.P.V. Pour faciliter l’enlèvement de la plastiline au moment du nettoyage de la pièce.
Les espaces vides entre les dents sont bouchés avec une fine pellicule de plastiline.
On remarque de vielles restauration faite en plâtre sur :
-Les deux dernières molaires
-La zone située sous les incisives et la canine.
la mandibule a été recollée anciennement. La cassure part de la l’arrière de la P1 et descend jusqu'à la jonction des deux hémi-mandibules. Elle est bouchée avec du plâtre et ne représente pas une fragilité importante pour l’opération de moulage.
Trois couches d’apv sont appliquées sur la totalité de la pièce avant de commencer le travail de moulage.
Le moulage :
Raisonner le moule :
-Le plan de joint :
Le plan de joint passera obligatoirement au milieu du condyle mandibulaire pour la partie arrière de la pièce et au dessous des incisives pour la partie avant. Il suivra le reste de la pièce dans la partie médiane du corps mandibulaire. Ce choix est celui qui élimine le plus de contres dépouilles et limite ainsi les risque de casse de l’original au moment du démoulage.
-Constitution du moule :
Le moule comptera trois chapes en plâtre (deux pour sa partie supérieure et une pour la partie inférieure) et deux membranes de R.T.V..
Fabrication du moule :
Pour la fabrication du moule, la pièce est calé avec des morceaux de plastiline enveloppés dans du cellophane pour éviter que celle-ci n’adhère sur l’ossement.
La mise en porté du moule se fait avec des boudins de plastiline de 4cm de diamètre, découpés à la hauteur voulu et mis en place atour de l’objet. Les bords extérieurs des boudins sont liés avec de la plastiline pour obtenir un bord régulier.
Un film de cellophane est ensuite mis en place sur la pièce. Il va la protéger de la future galette de plastiline qui sera posée sur elle et va facilité l'enlèvement des chapes et de la galette de plastiline avant la coulée du R.T.V..
Une galette de plastiline d’épaisseur régulière (entre 5 et 8mm) est mise en place sur l’objet et sur la porté du moule.
La pièce ayant une forme très irrégulière, la galette sera mise en place en plusieurs fois.
Les bords de la galette sont découpés en biseaux à 15 mm à l’intérieur de la portée.
Une cheminé de coulée est mise en place sur la galette. Elle est placée au point le plus haut (sommet de la branche montante).
Un évent est mis en place au niveau de la canine. Il permettra au R.T.V. de remonter jusqu’en haut de cette dernière en permettant à l’air de sortir.
Des barrettes de recentrage sont misent en place. Elles vont servir à recentrer la future membrane de R.T.V. dans la chape future chape en plâtre et à drainé le R.T.V. au moment de la coulée vers le fond du moule.
Elles partent de la cheminée de coulé et de l’évent vers les bords inférieurs de la galette.
Une d’elles part de l’évent et suit la mandibule au niveau des dents jusqu’au départ de la branche montante, elle draine le R.T.V. et permet un bon recentrage.
Des queux d’arondes sont rajoutées sur les cotés, à l’avant et à l’arrière de la galette. Elles vont servir à éviter l’affaissement de la membrane une fois le moule terminé. Pour leurs mises en place, la portée est élargie aux endroits où elles font être mis en place.
Des plots de recentrages sont creusés sur chaque queux d’aronde pour qu’elles se calent parfaitement sur la chape en plâtre.
La partie interne de la branche montante crée une contre dépouille. Elle pourrait être comblé avec de la plastiline mais cela induirait une épaisseur importante de R.T.V. qui compliquerait le démoulage. Elle sera donc traitée avec deux chapes différentes pour la partie supérieure de moule.
Un mur de plastiline est monté sur toute la longueur du moule et en son milieu. Il suit les formes de la galette et de la cheminée de coulée et de l’évent.
Un autre mur est construit sur le bord extérieur de la portée du moule.
Pour bâtir la chape, la galette et les portées du moule sont graissées avec un mélange de graisse et d’huile de vaseline. Le plâtre est gâché à fleur d’eau et estampé au pinceau pour éviter les bulles d’air entre la chape et la galette. Une fois l’estampage terminé, le plâtre est bâtit.
Le mur monté pour la séparation des chapes est enlevé.
Des clefs de démoulage en plastiline sont rajoutées sur la portée en plâtre. Elles vont laissées un espace vide entre les deux chapes dans lequel il est possible de glissé un gros tourne vis pour faire levier et séparer les chapes.
Des plots sont mis en place sur la porté du moule, un mur est monté sur le bord extérieur du moule, la graisse de vaseline est appliquée sur toute la surface du moule qui va recevoir le plâtre et la seconde chape est bâtie avec les même précaution que pour la première chape.
Le moule est ensuite retourné, la base en plastiline est enlevée.
Les différentes étapes pour la fabrication de la seconde moitié du moule sont les mêmes que pour la première moitié.
Une galette de plastiline est posée sur la pièce et la porté du moule.
Une cheminé de coulée est mise en place au point le plus haut (au centre du moule) et deux évent (un de chaque coté) vont permettre à l’air de s’échapper au moment de la coulée du R.T.V..
Puis viennent les barrettes de recentrage et les queux d’aronde, qui se superpose aux queux d’aronde de la première partie du moule. Aucun plot n’est creusé sur elles, ils seront creusés à l’intérieur des queux avant la coulée.
Des clefs de démoulage sont placées sur tout le tour de la portée en plâtre.
Un mur est fixé sur les bords extérieurs de la première moitié du moule, le tout est graissé et le plâtre bâtit.
Les deux premières chapes bâties sont séparer de la dernière (il convient d’attendre 1h 30mn après avoir bâtit la chape pour que le pâtre ait fini sa prise et soit assez solide pour que l’on puisse faire levier sur lui sans risquer de le casser).
Le cellophane mis entre la pièce et la galette facilite énormément cette opération.
Le cellophane est plaqué sur les bord de la pièce vers le bas pour ne pas gêner pendant la préparation du plan de joint.
De la plastiline est rajoutée sur la portée du moule pour obtenir une surface horizontale.
La plastiline est plaquée à la pièce avec soin (la jointure entre la plastiline et la pièce doit être parfaitement propre).
Une fois le plan de joint préparé, un canal de recentrage est creusé dans la plastiline entre la pièce et le bord de la chape.
Des plots de recentrages sont creusés à leur tour à l’intérieur du canal, sur les queux d’aronde et aux endroits ou le R.T.V. risque de s’affaisser vers l’intérieur.
L’intérieur des chapes est soigneusement graissé avec un mélange de graisse et d’huile de vaseline (cette étape est très importante, sur une chape non graissé, le R.T.V. va pénétrer dans les pores du plâtre et adhérer à ce dernier et il sera très difficile de séparer les chapes des membranes).
Les chapes sont ensuite repositionner sur le moule et solidement maintenues en place par des élastiques.
Le R.T.V. est ensuite coulé par les cheminées de coulées à l’intérieur du moule.
Après la prise complète du R.T.V. (30 mn pour le R.T.V. 4010 A/B) La chape inférieure du moule est retirée, le plan de joint est nettoyé des résidus de plastiline qui sont restés accrochés sur la pièce et sur le R.T.V..
L’intérieur de la chape est graissé avec le même mélange de graisse et d’huile de vaseline vu plus haut.
le R.T.V. qui forme la portée du moule est graissé a son tour afin que les deux membranes ne colle pas entre elle (il convient de graisser le R.T.V. au dernier moment, la vaseline s’évaporant, si l’on attend trop longtemps les membranes colleront entre elles par endroits).
La chape est repositionnée sur le moule et maintenue par des élastiques, puis le R.T.V. est coulée.
Après catalyse complète du R.T.V., l’original peu être sorti du moule. Les chapes sont séparées à l’aide des clefs de démoulage et les membranes décollées délicatement de la pièce. Une attention particulière est portée au niveau de la canine et de la branche montante qui, toute deux, crées des rétentions importantes qui peuvent provoquer la casse la pièce la pièce à mouler.