Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Profil

  • Planchand Cyril
  • Technicien mouleur, restaurateur, formateur à E.P.C.C. C.E.R.P. Tautavel de février 2000 à décembre 2013. 
Technicien mouleur, restaurateur, formateur à U.P.V.D. (Université Perpignan Via Domitia) depuis Janvier 2014 rattaché au C.E.R.P. de T
  • Technicien mouleur, restaurateur, formateur à E.P.C.C. C.E.R.P. Tautavel de février 2000 à décembre 2013. Technicien mouleur, restaurateur, formateur à U.P.V.D. (Université Perpignan Via Domitia) depuis Janvier 2014 rattaché au C.E.R.P. de T
10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 01:51

Le but de ce travail est de réaliser une copie de la mandibule Téviec I dont le moulage du crâne Teviec 1-45.8, qui lui correspond, à déjà été décrit sur ce blog. Cette copie servira de matériel de comparaison pour le laboratoire de paléoanthropologie du C.E.R.P.T. .

 

mandibule-Tevic 8103

 

Préparation de la pièce à mouler.

 

La pièce est dans bon état de conservation, il y a toute fois des zones qui apparaissent plus fragiles que d'autres, comme de vielles restaurations d'anciennes  cassures. Trois couches de Paraloïd B 72 dilué à 3% d'acétone  sont appliquées sur toute la surface de la pièce afin de la consolider.

 

Les interstices entre les dents et les trous nourriciers sont bouchés avec du Cyclododécane. 

Trois couches de démoulant (Alcool Polyvinylique) , diluer à 50% dans l'eau, sont passés sur la mandibule.

 

mandibule-Tevic 8127

 

Une carie, située entre la troisième et la deuxième molaire droite, forme un creux important, principalement sur la deuxième molaire, mais est d'un intérêt scientifique important pour des comparaisons. Il est donc décider de ne pas boucher ce creux. Le R.T.V. utilisé pour ce moulage est d'une dureté shore A faible (10), se qui devrait permettre un démoulage de la carie sans problèmes. Le R.T.V. a aussi une résistance au déchirement faible, se qui présente un avantage et un inconvénient.

L'avantage est que si le silicone à du mal a sortir du creux que forme la carie, il se déchirera et le morceau de silicone resté dans le creux pourra être retirer avec un outil de dentiste adapté.

L'inconvénient est que si le R.T.V. ce déchire, nous perdons du même coup l'empreinte de la carie. Notre déontologie nous demandant de toujours privilégier l'original par rapport à l'empreinte (voir page: la déontoligie), nous gardons ce R.T.V. pour ce travail, puisqu'il nous offre la certitude que la pièce ne court aucun risque.

 

mandibule-Tevic 8133

 

Réflexion du moule

 

Le moule comptera deux membranes, deux chapes et une chapette de coulée.

Le plan de joint passera sur le long du corps mandibulaire, sous les trous nourriciers.

Il remonte légèrement au niveau des branches montantes, pour faciliter leurs démoulage. Les branches montante sont le principal problème de ce genre de moulage. Elles forment des rétentions importantes et la membrane doit souvent être découpée en partant du condyle et en suivant l'arête formées par la partie postérieure de la branche montante. ce sera le cas pour ce moulage.

Un autre problème posé par les branches montantes est les contre dépouilles qu'elles forment. il y plusieurs solutions pour mettre le moule en dépouille:

Soit nous posons la galette en la faisant adhérer à la pièces (voir page: Travail de la plastiline) et dans ce cas la, il est indispensable de faire plusieurs chape en plâtre pour mettre le moule en dépouille. Cette méthode peut être utiliser que pour des surmoulage, mais est dangereuse quand il s'agit de mouler des pièces originales. En effet le fait d'avoir plusieurs chapes impose d'importants efforts mécaniques sur l'objet au moment de les retirer. Cette méthode n'est donc pas choisie pour ce moulage.

L'autre méthode, consiste à ne pas plaquer la galette plastiline sur la pièce, mais la mettre en place de façon a éviter de former des contres dépouilles. Il est ainsi possible de ne bâtir qu'une seule chape pour la prise d'empreinte de la partie supérieure de la pièce.

Attention à ne pas faire plaquer la galette à la pièce et à boucher après pour combler la contre dépouille. Dans ce cas là et dans le cas d'une chape unique, la pièce reste prisonnière de la chape et le mouleur prend de très gros risques de casser la mandibule si il tente de la déloger.

 

Le plan de joint n'étant pas droit, il est possible que la technique de tirage par roto moulage (voir page: Tirage des positif) ne soit pas possible. Il est donc décider de faire une chapette de coulée. Elle sera réalisée sur la partie inférieure du moule, au niveau de l'angle formé par le corps et la branche de la mandibule. Cette chapette sera la dernière des chapes à être bâtit pour que les plots de recentrage ce présentent en positif sur elle et permettent ainsi de mettre en place et d'enlever la chapette quand le moule est fermé (Voir page: Les chapes).

 

Mise en portée

 

La mise en portée est réalisée avec des boudins de 5 cmde diamètre. Des boudins de 4 cm suffissent en général, mais pour ce moulage, un système de recentrage de la galette plus important que d'habitude s'impose vie la faible dureté shore A du R.T.V. utilisé, afin d'éviter que la membrane ne s'affaisse vers l'intérieur du creux et ce système de recentrage impose de faire une portée un plus large que d'habitude. Nous verrons ce système de recentrage dans le chapitre sur la galette.

Les boudins sont découpés à la hauteur voulut et mis en place autour de la mandibule.

Les manques de plastiline sur le bord extérieur de la portée sont comblés et le plan horizontal de la portée est lissé.  

 

mandibule-Tevic 8145

mandibule-Tevic 8151

mandibule-Tevic 8155

 

 

Galette, cheminé de coulée et barrette et plots de recentrage

 

Pour éviter tout contact entre la plastiline et la mandibule, la plastiline étant un corps gras qui pourrait coller à l'ossement, nous protégeons la pièce avec du Sopalin et du cellophane.

 

mandibule-Tevic 8160

 

La galette est ensuite mise en place (voir page: Le travail de la plastiline - Les galettes)

 

Deux cheminées de coulées sont mises en place aux points les plus haut de la galette, qui corresponde aux condyles de la mandibule

Un évent est mis en place au niveau des incisives. il permettra a l'air de s'évacuer en même temps que le moule se remplie de R.T.V. au moment de la coulée.

 

Les barrettes de recentrage sont positionner entre les cheminée de coulée et l'évent, afin de les relier.

D'autres barrettes partent des cheminée vers les bords extérieur de la galette.

Enfin deux petits morceaux de barrettes sont rajoutés sur les bords extérieur au niveau du milieu des corps mandibulaires droit et gauche.

Les barrettes de recentrage vont jouer deux rôles important: un rôle de recentrage et un rôle de drainage du R.T.V. pendant la coulée de celui-ci.

 

Des plots de recentrage en creux sont creusés sur le pourtour de la galette à l'aide d'un outil tronconique en bois. Ils constituent le système de recentrage dont nous avons parlé plus haut et qui nous imposait une portée plus large que celle habituellement nécessaire sur ce type de moule. Ils vont maintenir la membrane en silicone en place et l'empêcher de s'affaisser vers l'intérieur du moule. 

 

Des plots de recentrage en relief sont poser sur les bords extérieurs de la portée qui n'est pas recouvert par la galette. Ces plots, en positifs sur la portée, vont s'imprimer en négatif sur la chape.

La chapette de coulée sera bâtie sur le bas de la branche montante droite. Un plot est spécialement mis en place pour cette chapette.

 

Un mur de plastiline est mis en place tout autour du moule. Il va éviter que le plâtre ne coule au moment de bâtir la chape.

 

 mandibule-Tevic 8172

 

Le bâtit de la chape

 

L'ensemble de la surface du moule qui va recevoir la chape est graissé avec un mélange de graisse et d'huile de vaseline (10% d'huile de vaseline par rapport au volume de graisse).

Le plâtre est ensuite gâché a fleur d'eau. une première couche est appliquée au pinceaux sur la surface du moule, elle va éviter la formation de bulle d'air au contact plâtre / galette de plastiline.

le bâtit de la chape se poursuit au fur et à mesure que le plâtre prend. La chape est ensuite lissée à l'aide d'une éponge humide (voir page: Les chapes).

 

mandibule-Tevic 8178

 

Galette, cheminé de coulée et barrette et plots de recentrage de la deuxième partie du moule

 

Le moule est retourné et la portée est enlevé.

La pièce est protégée avec du Sopalin et du cellophane et une deuxième galette est mise en place.

Trois cheminé de coulée sont posées, une au niveau de la symphyse mentonnière et deux autres au niveau du départ des branches montantes de part et d'autre de la pièce.

Des barrettes de recentrage relies les cheminé de coulée entre elles et au bord extérieurs de la galette.

Des plots de recentrages sont creusé dans la gallette de plastiline , sur ses bord extérieurs, comme sur la première galette.

Une portée est mise en place sur la partie arrière droite de la pièce. Elle marque la séparation entre la chape et la chapette de coulée. Des plot sont posés sur elle sur le bord qui correspond à la chape. Il est important que ces plots s'inscrivent en positif sur la chape pour permettre un bon positionnement de la chapette sur le moule fermé (voir page: Les chapettes de coulée).

Deux clefs de démoulage sont posées sur le bord de la première chape. Elles vont servir à ouvrir le moule.

Un mur de plastiline est monté sur le pourtour du moule et l'ensemble de la surface qui va recevoir la chape est graissé avec le même mélange de graisse et d'huile de vaseline que pour la première chape.

La chape est bâtit de la même façon que la première.

 

mandibule-Tevic 8191

mandibule-Tevic 8192

mandibule-Tevic 8208

mandibule-Tevic 8213

   

La chapette de coulée

 

Le mur de séparation chape / chapette est retiré.

Une clef de démoulage est mise en place sur le bord de la chape.

Un mur est monté sur le tour du moule concerné par la chapette et la zone de la chapette est graissée.

La chapette est bâtit sur le même principe que les chapes précédente.

 mandibule-Tevic 8217

mandibule-Tevic 8222

 

Enlèvement de la première chape, plan de joint et Système de recentrage des deux membranes

 

Le moule est retourné et la première chape est enlevé à l'aide d'un gros tourne vis introduit dans les clefs de démoulage. Les orifices de coulée peuvent être évidés pour faciliter l'enlèvement de la chape et de la galette. Le Sopalin et le cellophane facilite énormément cette opération en évitant que la plastiline ne colle à l'objet.

 

mandibule-Tevic 8223

 

Le plan de joint est ensuite réalisé (voir page: Le plan de joint)

 

Une fois le plan de joint terminé, un canal de recentrage est creusé à l'aide d'une mirette ronde de 5mm de diamètre. Des plots de recentrage, semblable à ceux utilisés pour les galette de plastiline, sont creusés à l'intérieur du canal de recentrage à l'aide d'un outil tronconique.

 

mandibule-Tevic 8241

 

La coulée de la première membrane de R.T.V.

 

L'intérieur de la chape est soigneusement graissé avec le même de graisse et d'huile de vaseline vue plus haut.

La chape est remise en place sur le moule et maintenu très serrée avec des elastiques.

Le mélange de la base et du catalysuer du R.T.V. sont mélangés et coulés par une des cheminée de coulée.

 

mandibule-Tevic 8260

 

Coulée de la seconde membrane de R.T.V.

 

Le moule est retourné, la chape et la chapette sont retiré, toujours à l'aide des clefs de démoulage.

Le plan de joint est nettoyé avec des outils de dentiste et des pinceaux brosse afin de le débarrasser d'éventuel morceaux de plastiline.

 

mandibule-Tevic 8265

 

La portée, formée par la première membrane, est graissée avec de l'huile et de la graisse de vaseline. Le mélange d'huile et de graisse est amené au contact de l'objet sans faire de trace sur lui. Toute les trace de graisse qui marque l'objet se retrouve sur le positif. Il est donc très important de prendre beaucoup de précaution pour cette opération. Il serait domage de gacher un beau plan de joint avec des traces de graisse.

L'intérieur de la chape et de la chapette sont graissées et la remisent en place sur le moule. Elles sont solidement  maintenu en place avec des élastique et le R.T.V. est coulé.

 

  mandibule-Tevic 8273

mandibule-Tevic 8277

 

Démoulage


Une Fois la réticulation du R.T.V. terminé, le démoulage peu commencé.

Les chapes sont désolidarisées les unes des autres à l'aide des clefs de démoulage.

La membrane qui prend l'empreinte du bas de la mandibule est retirée.

Pour sortir la pièce de l'autre membrane il est nécessaire de la découper au niveau de l'arrièrre des branches montantes. Le découpage ce fait à l'aide d'un scalpel, avec beaucoup de précaution, pour ne pas toucher l'objet.

Une fois le découpage terminée la membrane est enlevée sans problème.

La rétention que forme la carie n'a posé aucun problème, la membrane ne c'est pas déchirée.

 

 mandibule-Tevic 8279

mandibule-Tevic 8285

mandibule-Tevic 8296

mandibule-Tevic 8295

 

La pièce est nettoyée, d'abord avec des outils de dentiste pour enlever les légères traces de plastiline à l'emplacement du plan de joint, puis à l'alcool éthylique à 95° pour débarrasser la pièce originale de l'alcool polyvinylique.

L'enlèvement de l'alcool polyvinylique ce fait habituellement à l'eau tiède, mais dans le cas d'ossements nous préférons toujours le faire à l'alcool éthylique pour éviter que l'ossement n'absorbe de l'eau ce qui mettrait en péril sa conservation.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Planchand Cyril - dans moulage
commenter cet article
2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 09:55

 

Le but de ce travail est de réaliser une copie du crâne Teviec 1-45.8. Cette copie servira de matériel de comparaison pour le laboratoire de paléoanthropologie du C.E.R.P.T. .

 

  Teviec-crane 7862  Teviec-crane 7863

 

La préparation avant moulage

 

Le crâne original est dans un assez bon état de conservation.

Les principales préparations de la pièce avant le moulage sont le bouchage des trous et des fissures, nombreux sur le crâne. Pour cela j'utilise du Cyclododécane. Ce matériau est très pratique pour ce genre de travail car il ce sublime (il passe de l'état solide à l'état gazeux) en quelque mois. Ce qui facilite énormément le nettoyage de la pièce originale. Le plus gros du Cyclododécane est retiré à la fin du travail, les plus petites traces disparaîtront seules.

Les plus petites fissures sont bouchées avec du Paraloïd B72 injecté à l'aide d'une seringue.

 

Les préparations faites avec le Cyclododécane sont réalisées après que les chapes aient été bâties. Cette précaution évite que le processus de sublimation du matériau ne commence avant la coulée et que des vides ne se créent au niveau du contact du produit avec l'os et laisse pénétrer le R.T.V. à l'intérieur de la pièce.

 

Teviec-crane 7880  Teviec-crane 8043  

 

Réfléchir le moule.

 

Le plan de joint doit passer sous l'épine nasale antérieure pour la face, rejoindre l'apophyse zygomatique pour les profils de la pièce et passer au dessus de la protubérance occipitale pour l'arrière du crâne.

Pour ce type de moulage (moulage de crâne) le plan de joint passe toujours par ces points, il évite ainsi les zones importantes pour l'étude de la pièce. C'est aussi le seul endroit possible techniquement parlant pour la réalisation d'un bon moulage.

De part les formes imposées par un crâne humain, le moule sera composer de 2 membranes de silicone et de 4 chapes en plâtre, une pour la partie inférieure du crâne et 3 pour sa partie supérieure, une pour la face (les orbites créant des contre dépouilles) et une pour chaque cotés ( la dépression formé par l'os temporal derrière l'apophyse zygomatique formant elle aussi une contre dépouille de chaque cotés du crâne).

 

La mise en portée pour la fabrication de la première partie du moule

 

La mise en portée du moule ce fait à l'aide de boudin de plastiline de 4cm de diamètre. qui sont coupés à la hauteur choisi pour le passage du plan de joint, puis mis en place tout autour du crâne. Sur les bords extérieurs des boudins, les manques de matières sont comblés avec de la plastiline. puis la portée est lissée sur environ 1.5 cm sur la partie extérieure de la portée.

C'est sur cette partie de la portée que les futures chapes de plâtre vont être bâties, il faut donc qu'elle soit parfaitement lisse.

 

Teviec-crane 7894

 

La galette de plastiline, cheminée de coulée, barrettes (voir page: Le travail de la plastiline)

 

Avant la mise en place de la galette de plastiline, la pièce est protégée avec du Sopalin et du film cellophane. Cette précaution permet d'éviter que la plastiline ne colle à l'objet.

 

Teviec-crane 7962

 

Une fois cette précaution prise, une galette de plastiline de 8mm d'épaisseur est mise en place sur la pièce, elle recouvre environ 2.5 cm de la portée. Ses bords sont coupés en biseaux. La galette doit être parfaitement lisse. Elle peut être faite en plusieurs morceaux, ce qui facilite énormément sa mise en place. Elle doit enfin, épouser au plus prés les formes de la pièce originale.

 

Une cheminée de coulée est ensuite mise en place sur le point le plus haut de la galette, en l'occurrence, sur le sommet du crâne.

 

Des barrettes de recentrage sont ensuite posées, elles partent de la cheminée de coulée pour rejoindre les biseaux des bords extérieurs de la galette. Leurs extrémités sont aussi tailler en biseaux.

 

Teviec-crane 7916

 

Portée de séparation des chapes

 

Une portée d'environ 1.5 cm est mise en place pour la fabrication de la première chape du moule. Des plots de recentrages sont mis en places contre les bords extérieurs de la portée. La jonction portée/galette doit être le plus propre possible. 

 

Des plots de recentrages sont aussi posés sur les bords extérieurs de la portée horizontale du moule (la première portée a avoir été fabriquée).

 

D'autres plots de recentrage en creux sont creusés au bord de la galette. Le silicone que j'utilise pour ce moulage à une dureté shore A peu élevé (dureté shore A de 10 ), les plots sur le bord de la galette vont éviter que le silicone ne bouge vers l'intérieur du moule.

 

Première chape

 

Un mur est placé sur le pourtour du moule, il doit dépasser les plot de recentrage de quelque mm.

De la graisse de vaseline mélangée à un peu d'huile de vaseline pour la fluidifié est appliquée en fine couche sur toute la zone concernée par le bâtit de la première chape.

La chape est ensuite bâtie. Il convient de commencer par une couche de plâtre estampée avant de monter en épaisseur. Un plâtre trop fin risque de casser au moment du démoulage alors qu'un plâtre trop épais est lourd et le tirage par roto moulage (voir page: Le tirage des positifs) en est plus difficile. Il convient donc de trouver le bon équilibre entre solidité et légèreté.

 

 

Teviec-crane 7921  Teviec-crane 7925

 

Seconde chape

 

La Portéemise en place pour la séparation des chape est retirée et une autre portée est posée, sur le même principe que la première,  pour la séparation des deux autres chapes.

 

Des plots de recentrages sont posés sur les bords extérieurs des deux portées concernées par le bâtit de la seconde chape.

 

Un mur est placé sur le pourtour du moule comme pour le bâtit de la première chape.

 

Une clef de démoulage est mise en place sur la première chape de plâtre (voir page: Le travail de la plastline, les clefs de démoulage)

 

Teviec-crane 7931

  Teviec-crane 7937

 

De la graisse de vaseline est appliqué sur toute la surface de la plastiline et le bord de la première chape de plâtre.

 

Troisième chape

 

Pour la troisième chape, la protée de séparation est retirée, les bords des deux premières chapes vont servir de portée pour la dernière.

Des plots de recentrages sont posés sur les bords extérieurs de la portée horizontale.

 

Un mur est mis en place sur le pourtour du moule et de la graisse de vaseline est appliqué sur la zone comme pour les deux autre chapes

 

Des clefs de démoulage sont posées sur les deux première chapes.

 

Teviec-crane 7945

 

La troisième chape est bâtie.

 

Teviec-crane 7957

 

retournement du moule

 

Le moule est retourné et la portée de plastiline est enlevée.

 

Teviec-crane 7958

 

La galette de plastiline, cheminé de coulé, barrettes et plot de recentrages (voir page: Le travail de la plastiline)

 

Comme pour la première partie du moule, la pièce est protégée par du Sopalin et du cellophane. Puis, une galette de plastiline vient la recouvrir. Elle est taillée en biseau sur ses bords extérieurs.

 

Deux cheminées de coulées sont posées sur les points les plus hauts de la galette de plastiline. Une sert de cône de coulé coulée, l'autre d'évent.

 

Des barrettes de recentrage sont mises en place. Comme pour la première partie du moule, elles partent des cheminées de coulée vers les bords extérieurs de la galette de plastiline. certaines ne vont pas jusqu'au bord de la galette pour ne pas former de contre dépouille. Dans ce cas là, elles sont taillées en biseaux à l'endroit choisi et d'autres barrette sont posées en partant, cette fois-ci, du bord extérieur de la galette vers l'intérieur, leurs extrémités sont aussi taillées en biseaux aux l'endroits choisis.

 

Des clefs de démoulages sont misent en place sur les bords extérieurs des chapes en plâtre.

Un mur est placé sur tout le pourtour du moule.

De la graisse de vaseline est passée sur toute la surface du moule concernée par le bâtit de la chape.

 

Teviec-crane 7962v

 Teviec-crane 7969

 

La chape est bâtie.

 

Teviec-crane 7974

 

Le moule est retourné une nouvelle fois.

 

les trois première chapes à voir été bâties sont désolidarisé de la galette de plastiline qui est retirée à son tour.

 

Préparation de la pièce

 

Le bouchage des trous et des fissures de la pièce prévu au Cyclododécane ce font a ce moment du travail.

 

Préparation du plan de joint

 

Le plan de joint est préparé (voir page: Le plan de joint).

 

Le canal et les plots de recentrage sont creusés.

 

Teviec-crane 7980 

 Teviec-crane 8073

 

La coulée de la première membrane

 

L'intérieur des trois chapes est graissé avec de la graisse de vaseline toujours diluer avec un peu d'huile de vaseline.

 

Les chapes sont repositionnées sur le moule et solidement maintenues entre elles à l'aide d'élastiques.

 

Teviec-crane 8075

 

le R.T.V. est coulé par la cheminée de coulée.

 

Coulé de la deuxième membrane

 

Le moule est a nouveau retourné et la chape qui constitue la seconde partie du moule est retirée, ainsi que la galette de plastiline.

 

Teviec-crane 8081

 

L'intérieur de la chape est graissé, ainsi que la partie de la première membrane de silicone qui va être en contact avec la seconde (attention à ne pas déborder sur la pièce avec la graisse)

 

La chape est repositionnée sur le moule et maintenue avec des élastiques avant de couler la seconde membrane.

 

Teviec-crane 8083

 

Le démoulage

 

Il commence par l'enlèvement des trois première chape qui forment la partie supérieure du moule.

La chape de la partie inférieure est ensuite retirée. les deux membranes sont décollées de la pièce avec beaucoup d'attention.

 

Le moule est terminé.

 

Teviec-crane 8088

 

La pièce est nettoyée, le plus gros du Cyclododécane est enlevé, il ne reste que d'infimes traces qui ce sublimeront rapidement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Planchand Cyril - dans moulage
commenter cet article
1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 11:56

Ce moulage est réalisé pour une exposition, organisée par le plus, Palais de l’Univers et des Sciences de Dunkerque,avec la collaboration du musée paléontologique de Chilhac, l’E.P.C.C. C.E.R.P.T. (E.P.C.C. Centre Européen de Recherche Préhistorique de Tautavel) et l’U.P.V.D. (Université de Perpignan Via Domitia)

 

Femur-de-mammouth 7189

 

Le fémur mesure 120 cm de long. Sa taille imposante nous a fais opté pour la technique du moule sous chape par estampage. Pour la prise d’empreinte nous utilisons le Silastic 3481 associé au catalyseur rapide 81F et un agent thixotrope.

Pour la fabrication des chapes le choix du matériau s’est porté sur le plâtre pour des raisons économiques. Nous aurions put utiliser une résine polyester ou minérale stratifié avec de la fibre de verre, nous avons renoncé à la première à cause sa haute toxicité et à la seconde à cause son côut 4 fois plus élevé que celui du plâtre.

Le moule sera composé de 2 chapes 3 chapettes et 2 membranes.

 

La préparation de la pièce est faite avec du cyclododécane pour le bouchage des trous et des fissures et du paraloïd B 72 pour la consolidation de la surface. Le Paraloïd B72 n’est appliqué que sur les zones friables de la pièce, en l’occurrence, le col du fémur.

Pour l’application du Cyclododécane dans les fissures de la pièce, nous avons broyé les cristaux pour en faire une poudre très fine, afin de remplir aisément les fissures les plus fines. La poudre est ensuite fondue avec un fer à souder muni d’un embout fin et chauffé a 150 °c.

Un trou présent sur la diaphyse est bouché avec des cristaux de cyclododécane fondu de la même manière que la poudre.

  

Femur-de-mammouth 7198  Femur-de-mammouth 7202

Femur-de-mammouth 7204

 

Le plan de joint est déterminé de manière à éliminer un maximum de contre dépouille. Il est décidé de le faire passer sur le coté, dans le sens de la longueur de l’os et au milieu des épiphyses.

 

Pour la portée, nous utilisons un support en tasseaux et en contre laqué sur lequel nous mettons en place des galettes et des boudins de plastiline. Le fait de préparer un support en tasseaux et en contre plaqué nous permet d’économiser de la plastiline.

 

Femur-de-mammouth 7275

 

Une fois la porté positionné a la hauteur voulu pour la séparation des deux partie du moule, nous préparons le plan de joint. Le canal et les plots de recentrages sont ensuite creusés à environs 5mm de l’objet.

Un mur de plastiline de 5mm de hauteur est mis en place à 5 mm du canal de recentrage. Il va servir à éviter que le silicone ne coule et il nous permettra d’avoir une membrane de la même épaisseur. Une membrane d’une bonne épaisseur sur le pourtour du moule est plus stable qu’une membrane trop fine qu’il sera difficile de maintenir a sa bonne place dans sa chape.

 

Femur-de-mammouth 7279

 

Trois couches d’alcool polyvinylique sont appliquées sur toute la surface de l’objet qui va être en contact avec le silicone.

La première couche de silicone est passée au pinceau sur l’ossement. Aucun additif n’est ajouter au mélange silicone catalyseur pour la première couche, elle doit être fluide pour une qualité d’empreinte optimale.

 

Femur-de-mammouth 7284

 

Une fois la première couche catalysée, une seconde est appliquée. Dans cette couche un agent

thixotrope est ajouter afin d’éviter que le silicone ne coule. Cette seconde couche est teintée avec de la teinte universelle pour s’assurer que la couche est bien passée sur toute la surface.

 

Femur-de-mammouth 7286

 

Une troisième couche additionnée du même agent thixotrope que la seconde et non teintée est appliquée sur la seconde. De la verranne est posé sur cette troisième couche avant sa catalyse. La verranne va renforcer considérablement la membrane et la rendre beaucoup plus stable.

Des rétention en silicone sont collées sur cette couche a l’aide de silicone. Elles permettront lors de la fermeture du moule pendant le tirage du positif d’éviter que la membrane ne tombe. Elles joueront aussi le rôle de recentrage de la membrane.

 

 Femur-de-mammouth 7289  Femur-de-mammouth 7292

 

Une quatrième couche de silicone vient ensuite recouvrir la verranne elle est lissé a l’aide de papier essuie tout humide pour éliminé au maximum les défauts qui pourraient occasionner un mauvais recentrage de la membrane dans sa chape.

 

Femur-de-mammouth 7330

 

Le mur de plastiline destiné à éviter que le silicone ne coule est retiré. Les bords de la membrane sont découpés proprement

Des plots de recentrage découpé dans une vielle membrane sont mis en place sur les bords de la membrane afin d’assurer un bon recentrage.

Des plots de recentrages en plastiline sont posés sur la portée en plastiline qui va accueillir la chape en plâtre, ils serviront à un bon recentrage des deux chapes entre elles.

Un mur de plastiline de 2 cm est posé sur les bords extérieurs du moule, son rôle est d’empêcher le plâtre de couler au moment de la fabrication de la chape.

D’autres mur en plastiline sont monté autour des rétentions en silicone mise en place sur la membrane ; afin d’éviter qu’elles ne soient prise dans la chape et permettre une mise en place et un enlèvement facile de la membrane dans la chape.

 

Femur-de-mammouth 7342

 

La membrane, les portées et les murs de plastiline sont graissé avec de la graisse de vaseline diluer dans de l’huile de vaseline avant que la chape ne soit bâtit. Une couche de plâtre est posée sur toute la surface et est renforcée par de la filasse qui est ensuite recouverte par une seconde couche de plâtre. Des tasseaux sont fixés sur la chape, à l’aide de cravate (fillasse préparer dans une forme allongée et trempé dans du plâtre), afin de la renforcé. Ils offrent aussi des préhensions pour tirer sur la chape au moment du démoulage.

Nous laissons volontairement dépasser les tasseaux de chaque cotés du moule. Cette précaution  va nous faciliter le travail de tirage, il sera possible d’attraper facilement le moule pour le faire tourner.

 

Femur-de-mammouth 7350

 

Le moule est retourné, la structure en contre plaqué et la portée de plastiline sont enlevées.

 

Femur-de-mammouth 7352

 

Comme pour la première membrane, un mur de plastiline de 8 mm est mis en place sur la porté du moule pour retenir le silicone. De la graisse de vaseline est appliqué sur la première membrane, partout ou la seconde membrane sera en contact avec elle (porté canal et plots de recentrages, plan de joint) nous prenions bien soin de ne pas mettre de graisse sur l’objet au niveau du plan de joint.

 

Femur-de-mammouth 7362

 

La première couche de silicone est estampée. Comme pour la première membrane, on n’y ajoute pas d’agent thixotrope afin que l’empreinte soit la plus précise possible.

Une deuxième couche de silicone additionnée de teinte universelle et d’agent thixotrope est passée sur la première. Puis une troisième sans teinte sur la quelle de la verranne est collée.

La quatrième couche est enfin ajoutée. Des retentions et des plots de recentrage sont mis en place sur elle dans le même but que celle de la première membrane. Le silicone est lissé avec du papier essuie tout humide.

 

Femur-de-mammouth 7380

 

Le mur qui retenait le silicone est retirer et les bords de la membrane sont découpés proprement.

Des contres-dépouilles, présentent au niveau de l’épiphyse distale, vont gêner l’enlèvement de la chape si elles ne sont pas traitaient. Nous choisissons de bâtir 3 chapette en plâtre.

 

  Femur-de-mammouth 7383  

Femur-de-mammouth 7395

 

Une fois les chapette bâties, un mur est monté sur le pourtour de la première chape, il va servir à de coffrage pour la chape en plâtre et des clefs de démoulages sont posées contre lui, elles faciliteront le démoulage en laissant un espace vide dans la chape dans le quel nous pourront glisser un gros tourne vis pour faire levier et désolidarisé les deux chapes.

Du papier aluminium est collé avec de la vaseline sur les bords des chapettes, la ou le plâtre risquerait de s’infiltré.

 

Femur-de-mammouth 7399 copie

 

De la graisse de vaseline est appliquée sur la totalité de la zone comprise à l’intérieur du coffrage.

La seconde chape est bâtie sur le même principe que la première.

 

 Femur-de-mammouth 7405

 

Après le démoulage, les chapettes et les membranes sont remises en place dans leurs chapes.

 

Femur-de-mammouth 7412

 

Femur-de-mammouth 7409

 

Femur-de-mammouth 7420

  

Le tirage du positif

 

Le tirage du positif sera réalisé par stratification de résine Acrystal et de fibre de verre et roto-moulage.

Une partie d’une des chapes est découpé au niveau de la tête du fémur, cette chapette de coulée permettra de couler de la résine a l’intérieur du moule une fois ce dernier fermé.

 Femur-de-mammouth 7452 copie

 

Une première couche de résine est appliquée sans agent thixotrope pour une bonne qualité d’empreinte.

Une seconde couche additionnée d’agent thixotrope est appliqué sur la première après que celle-ci ait complètement catalysé.

Une troisième couche, elle aussi additionnée d’agent thixotrope, est ajouté. Cette couche est aussi additionnée d’un retardateur qui va ralentir sa catalyse. Nous aurons ainsi le temps de posé sur elle de la fibre de verre qui va renforcée notre tirage.

Pour toutes ces couches successives nous prenons soin de ne pas monter jusqu’au plan de joint avec la résine et de ne pas mette de résine sur la partie de la membrane qui correspond a l’endroit ou la chape a été découpée pour permettre la coulé de la résine. La membrane doit rester libre à cet endroit.

 

Femur-de-mammouth 7445

 

Une fois les deux parties du moule remplies, les portées du moules sont graissées à la graisse de vaseline au cas où de la résine s’infiltrerait entre les membranes et viendrait coller les chapes entre elles.

Des cales de contre plaqué sont glissé dans les rétentions en silicone prévu pour que la membrane ne bouge pas on moment de refermer le moule.

Le moule est refermé, les chapes sont solidement maintenues entre en place par des sangle a cliqué, un boudin de plastiline est mis en place sur tout le tour du moule à l’endroit ou les chapes se rencontre pour éviter toute fuite de résine.

 Femur-de-mammouth 7450

 

De la résine Acrystal légèrement retardée est coulé dans le moule par la chapette de coulée (morceau de chape découpé ultérieurement). La chapette est remise en place et solidement maintenu sur le moule par un élastique.

 

Femur-de-mammouth 7464

 

Le moule est ensuite mis à plat sur une table et roulé en partant d’un bord de la table vers l’autre, quand on arrive au bout de la table, le moule est soulevé, ramené de l’autre coté de la table et tourné a nouveau jusque de l’autre coté. L’opération est répétée jusqu'à ce que la résine soit totalement prise. Les tasseaux que nous avons laissés dépasser lors de la fabrication des chapes (voir plus haut) s’avère très pratique pour cette partie du travail.

 

Le moulage peut ensuite être sorti du moule. Le tirage présente un plan de joint fin et une bonne solidité sur la quasi-totalité de sa surface. Seul un léger manque de matière le fragilise au niveau de la tête du fémur. Un petit tour est percé au dessus de ce manque, sur une partie de la pièce qui correspond à partie spongieuse de l’os anciennement reboucher, ainsi nous ne perdons aucun détail de surface de l’objet et de la résine est coulée a l’intérieur du tirage pour comblé le manque de matière. Le trou est ensuite rebouché à la résine.

 

Femur-de-mammouth 7468

 

Femur-de-mammouth 7471

 

Femur-de-mammouth 7473

 

Un Grand merci à Stéphanie Tahon et Fabien Berne pour leur aide précieuse, leur sérieux et leur bonne humeur pendant le moulage pour Steph et le tirage pour Fabien. 

 

 

Repost 0
Published by Planchand Cyril - dans moulage
commenter cet article
9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 12:50

 

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4704

 

Le vase nous est confié pour la réalisation d’un moulage destiné à une exposition. Il est en excellent état de conservation, La technique du moule sous chape par coulée est choisie pour ce moulage. Cette technique est celle qui donne les meilleurs résultats, bien qu’elle soit plus délicate à mettre en œuvre sur ce type de support que la technique du moule sous chape par estampage.

 

Préparation de la pièce originale :

 

Malgré son excellent état de conservation, trois couches de Paraloïd B 72 sont appliquées sur la totalité de la surface du vase.

Quelques petits trous dus à des enlèvements du dégraissant doivent être bouchés pour éviter des infiltrations de silicone. Ils sont boucher avec du paraloïd B 72 très peu dilué pour former une pate. Le Paraloïd est mis en place dans les trous et de l’acétone est passé sur lui pour le diluer et lui permettre d’épouser les formes du trou qu’il traite et ainsi éviter toute infiltration du matériau de prise d’empreinte.

 

 

 

Trois couches de démoulant (alcool polyvinylique) sont ensuite appliquées sur toute la surface de l’objet pour en faciliter le démoulage.

 

Raisonnement du moule :

 

            -Première partie :

 

Le principal problème posé par ce type de moule est les contre dépouilles que formes les bords de l’intérieur du vase, (contre-dépouilles en gris sur le schéma ci-dessous).

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4218 contre dep copie

 

 

 

 

Pour cela nous devons bâtir plusieurs pièces en plâtre qui viennent se positionner à l’intérieur du vase et mettent ses bords en dépouille (schéma ci-dessous). L’opération est délicate, les pièces doivent pouvoir s’enlever une à une sans efforts, elles seront au nombre de 9.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4218 ret2 copie

 

Une chape vient ce positionné sur toutes les pièces pour les garder solidaires le temps de la coulée du R.T.V. et du tirage du positif.

 

Le fait d’avoir choisi la technique du moule sous chape par coulé pose aussi un problème pour le maintient des pièces en plâtre après la préparation du plan de joint et jusqu'à la remise en place de la chape sur ces dernières. La solution trouvée est d’aménager des plots en plâtre qui vont ce chevaucher sur les deux portées du moule.  Ce qui implique une portée plus large (6cm) que pour un moule classique (4cm). Ces plots ne suffiront toutefois pas à maintenir les pièces dans leurs positions. Elles seront maintenues par un morceau de scotch puissant qui prendra le bord extérieur de la pièce de plâtre et de la chape opposée (voir plus bas).

 

Chaque pièce compte un plot de recentrage sur son bord inférieur et un autre sur son bord supérieur. Le premier permet un bon positionnement de la pièce sur la chape opposée et le second sur la chape qui vient se positionner sur les pièces.

 

Les cheminées de coulée seront percées à travers les pièces et la chape une fois le moule terminé afin de ne pas fragilisé les pièces de plâtre qu’elles doivent traverser.

 

-Deuxième partie :

 

La seconde partie du moule compte 2 chapes pour éviter les contre dépouilles formé par le resserrement du col du vase (en grisé sur le schéma ci-dessous). Une chapette de coulée permettra de couler la résine dans le moule pour le tirage du positif par le pied du vase et par une membrane de silicone qui s’ouvre en deux parties sur une moitié de la membrane et sur toute la hauteur d’un coté de la pièce. Ceci permet un démoulage facile de l’original et évite donc le risque de casse au moment du démoulage.

moulage-vase-en-terre-cuite 4218 contre dep 2

 

Le fait de séparer le silicone en deux parties sur un coté de la hauteur de la pièce implique une couture qui cour sur toute la hauteur d’un coté du positif, mais c’est le seul moyen de démouler le vase en toute sécurité.

 

Une fois terminé le moule compte donc 9 pièces, 3 chapes, une capette de coulé et deux membranes de silicone.

 

Réalisation du moule :

 

Pour éviter une consommation de plastiline trop importante, un support est fabriqué en tasseaux. Il forme une armature qui maintient la pièce à mouler et permet de la coucher sans que la portée ne bouge. Ce point est important pour la fabrication des pièces de plâtre. Des morceaux de mousse sont mis en place aux points de contact entre le vase et les tasseaux.

Une plaque de contre plaqué est découpée au diamètre extérieur du col du vase et fixé sur le support en tasseaux.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4235

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4241

 

Une galette de plastiline est mise en place tout autour du col du vase. Elle finie de matérialiser la portée.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4244

 

Avant de mettre en place la galette de plastiline (voir page: travail de la plastiline) un film de cellophane est mis en posé à l’intérieur du vase. Ce film suit les formes de la pièce. Il sert à protéger la surface de l’objet du contact avec la plastiline. Il facilite aussi énormément le retrait de la plastiline au moment de l’enlever, en empêchant cette dernière de coller à la surface de l’original.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4247

 

La galette de plastiline peut ensuite être mise en place. Pour faciliter le travail, elle est posée en plusieurs petits morceaux, liés entre eux, puis les bords de la galette sont découpés en biseau à 1,5 cm à l’intérieur de la portée.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4253

 

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4257

 

Un trou est réalisé dans la galette à 1 cm du bord du biseau. Ce trou correspond au futur plot de maintient des pièces en plâtre.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4261

 

Deux gabaries sont fabriqués à la forme des futures pièces de plâtre. Ils sont en contre plaqués de 5mm.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4223

 

Du papier aluminium est plaqué sur la galette à l’intérieur du vase, à l’endroit ou la première pièce va être fabriquée. Il va éviter que le plâtre n’adhère à la galette et va donc faciliter l’enlèvement de la pièce de plâtre pour la réalisation des finitions.

Un plot de recentrage est ajouté sur les bords extérieurs de la portée du moule. Deux autres plots de recentrage sont creusé sur la galette de part et d’autre du trou du plot de maintient.

Les gabaries sont mis en place et toute les surfaces, du moule et des gabarie qui vont être en contact avec le plâtre sont graissées avec un mélange de graisse et d’huile de vaseline.

Le moule est couché et le plâtre est injecté entre les gabarie à l’aide d’une grosse seringue. Quand le plâtre commence à tirer, le moule est redressé et le haut de la pièce est bâtit.

Un dernier plot de recentrage est creusé dans le plâtre sur le bord de la pièce.

Une fois les autres pièces construite, cette pièce ne pourra plus être enlevée avant d’avoir enlevé toute les autres. Elle sera donc la dernière à être enlevée.

Nous ferons toujours attention au sens des biseaux et à l’épaisseur de chaque pièces, afin d’être toujours certain qu’aucune d’entre elles ne reste bloquée sur le moule.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4272

 

Il convient d’attendre au moins une heure avant de retirer les gabaries et la pièce de plâtre pour réaliser les finitions.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4285

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4287

 

Les bords de la pièce qui vont être en contact avec une autre pièce et la chape de plâtre sont limés pour être parfaitement lises et droits.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4297

 

Elle est ensuite remise en place sur le moule. Pour la réalisation des prochaines pièces, un seul gabarie suffit, les bords de la pièce attenante servant de gabarie pour un des cotés des autres pièces. Comme pour la première un trou est réalisé dans la galette, des plots de recentrage sont posés et creusé, du papier aluminium est posé contre la galette de plastiline et le tout est graissé.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4303

 

La deuxième pièce est bâtit comme la première et les même finitions sont réalisé, sauf sur sont bord qui est en contact avec le bord de la première pièce afin de garder un contact parfait entre les deux. Puis le gabarie est décalé avec les mêmes précautions déjà vues plus haut (papier aluminium, trou, plots de recentrage et graisse).

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4331

 

Cette pièce est plus petite que les autres et ses bords sont prévus pour qu’elle soit retirée en premier au moment du démoulage.

La prochaine pièce est bâtit en contact avec la première.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4357

 

 

Une autre pièce plus fine est bâtit contre la dernier pièce. Elle fait face à la pièce destinée à être retirer en première, ses bords sont prévus pour qu’elle soit la seconde à être enlevée. Une autre pièce est construite contre cette dernière.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4366

 

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4372

 

Trois autres pièces sont fabriquées sur le même principe.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4373

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4378

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4390

 

Une fois toutes les pièces terminées, leur sens d’enlèvement est noter sur elle au marqueur, je choisi de noter dans l’ordre décroissant pour faciliter leur remises en place.

Puis c’est au tour de la chape qui les maintient en place d’être bâtit. Pour cette opération, il convient de prendre quelques précautions. Les jointures entre les pièces sont bouchées à l’aide de papier aluminium afin d’éviter des infiltrations de plâtre entre les pièces, ce qui rendrait pratiquement impossible l’enlèvement de la chape.

Des clefs de démoulage sont misent en place sur chaque pièce dont la taille le permet (voir page: travail de la plastiline)

Une tige en aluminium est mise en place à l’intérieur du cône que forme les pièces. Elle sert à renforcer cette partie de la chape qui risque de casser au démoulage et permet de tirer sur elle vers le haut pour en faciliter son enlèvement.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4417

 

Après avoir soigneusement graissé l’ensemble du moule qui va recevoir le plâtre, la chape est bâtit.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4427

 

Le moule peut être retourné et le support en tasseaux, le contre plaqué et la protée de plastiline retiré.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4438

 

Comme vu plus haut, deux chapes sont nécessaires pour ce coté du moule, mais la membrane devant ce séparer en deux parties dans le sans de la hauteur du vase et sur sa moitié, il est indispensable, pour l’instant de faire comme si ce coté du moule allait compter deux membranes.

 

Avant toute chose un film de cellophane est mis en place sur le vase, il est séparer en deux parties afin de faciliter son enlèvement. Un gabarie de contre contre-plaqué est ensuite découpé suivant le profil du vase et mis en place à l’endroit choisi pour la séparation du silicone. Le gabarie est positionné légèrement en retrait du plan de joint décider. Ce retrait sera comblé par l’épaisseur de la galette de plastiline.

 

Une galette de plastiline est mise en place sur la portée inférieure du moule. Des trous y sont creusés qui ce superposent aux plots de plâtre réalisé sur les pièces de la première partie du moule.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4462

 

La portée est réalisée en plastiline contre le gabarie de contre-plaqué et la galette est posée en plusieurs parties pour en faciliter la mise en place.

 moulage-vase-en-terre-cuite 4469

 

Une cheminée de coulée, des plots, des barrettes de recentrage et des clefs de démoulage sont ajoutés (voir page travail de la plastiline)

.

moulage-vase-en-terre-cuite 4479

 

Des évents sont positionnés sur la partie haute de la galette, contre la portée. Ils vont permettre d’éviter des manques de silicone sur le haut de la membrane.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4483

 

Une couche d’un mélange de graisse et d’huile de vaseline est appliquée et la chape est bâtie.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4486

 

Le Gabarie et la porté de plastiline sont retirés et les mêmes opérations sont faites pour la dernière partie du moule, à ceci prêt que cette partie compte une chapette de couléen (voir page: Chapette de coulée) une portée est donc aménagée au niveau du bas du pied du vase et un mur est placé sur le pourtour du moule pour faciliter la fabrication de la chape.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4503

 

La chape est bâtit, puis vient le tour de la chapette de coulé. Les chapes sont enfin terminées

 

 moulage-vase-en-terre-cuite 4511

 

Le moule est ensuite retourné à nouveau, la première chape et les pièces sont retirées et le plan de joint est préparé, le canal et les plots de recentrage sont creusés (voir page: travail de la plastiline).

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4528

 

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4531

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4551

 

 Des trous de coulé sont réalisées par perçage sur deux des pièces en plâtre et sur la chape qui le maintient.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4558

 

Les pièces sont ensuite soigneusement graissées et remises en place sur le moule. Le système imaginé pendant la réflexion du moule, avec les plots de plâtre et le scotch puissant sur les bords extérieurs des pièces, fonctionne très bien.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4547

 

 moulage-vase-en-terre-cuite 4566

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4570

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4575

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4582

 

La chape est à son tour, graissée et remise en place. Un élastique maintient le moule bien fermé et le R.T.V. est coulé.

 moulage-vase-en-terre-cuite 4586

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4594

 

Pour la seconde partie du moule, La chape entière est enlevé (chape qui ne compte pas la chapette de coulée)(voir page: chapette de coulée)

Le plan de joint est préparé comme si ce coté du moule devait avoir deux membranes. Le canal et les plots de recentrages ne sont par contre creusé, qu’eu sur la moitié du profil de la portée.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4607

 

La partie apparente de la première membrane est graissée ainsi que l’intérieur de la chape. Cette dernière est remise en place sur le moule et le R.T.V. est coulé.

 

 moulage-vase-en-terre-cuite 4608

 

La chape opposée et la chapette sont retirées. Avant de couler la dernière partie de silicone, de la graisse est appliqué sur toute la surface de la première membrane et sur seulement une partie de la dernière membrane coulé (la graisse est mise seulement sur la surface ou ont été creusés les plots et le canal de recentrage). Le fait de ne pas graisser une partie de la membrane, va faire que les deux parties vont ce collées à l’endroit non graissé. Ce qui permet d’avoir une membrane qui s’ouvre seulement sur un coté du moule. Cela limite la surface du plan de joint et donc le travail d’ébarbage. La limite du graissage est matérialisée par le trait rouge sur la photo si dessous.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4618

 

L’intérieur de la chape et de la chapette de coulée est graissé avant que les deux éléments ne soit remis en place et le R.T.V. est coulé.

 

La pièce peut être retirée du moule, cette opération doit être menait avec soin afin d’éviter de casser l’original. La phase la plus délicate est de retirer la membrane qui a prit l’empreinte de l’intérieur du vase.

 

Quelques pièces de plâtre on cassés au niveau du col du vase pendant le démoulage mais ceci, à ce moment du travail n’a pas d’importance, elles sont recollées avec de la colle clue.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4632

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4635

 

 moulage-vase-en-terre-cuite 4647

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4662

 

Le collage de la moitié de la membrane à parfaitement fonctionner. Il a permis un démoulage facile de la pièce tout en limitant la longueur du plan de joint.

 

 moulage-vase-en-terre-cuite 4663

 

 moulage-vase-en-terre-cuite 4671

 

La pièce est soigneusement nettoyée, puis le moule est refermé et le tirage peut être fait. La résine est coulée par la chapette de coulée prévue à cet effet.

 

moulage-vase-en-terre-cuite 4681

 

 moulage-vase-en-terre-cuite 4691

 

Le travail de moulage est terminé. Le plan de joint est discret et peu être totalement supprimé avec l’ébarbage.

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Planchand Cyril - dans moulage
commenter cet article
2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 14:19

Ce travail est réalisé afin d’obtenir une copie conforme à l’original qui va servir de matériel de comparaison. L'hémi mandibule gauche est accompagnée de la moitié droite de la même mandibule et du crâne complet. Trois moules seront donc réalisés.

 

Nous nous intéresserons pour l’instant à l’hémi mandibule gauche de cet ensemble de pièce.

L’autre moitié de la mandibule sera moulée sur le même principe. Le crâne, quant à lui, fera l’objet d’un autre article.

 

Préparation :

 

La pièce à mouler est recouverte d’un ancien vernis qu’il est nécessaire d’enlever pour avoir une meilleure empreinte. Il est enlevé avec de l’acétone. Trois couches de paraloïd B72 très dilué sont ensuite appliquées sur toute la surface de l’objet.

 

Malgré un excellent état de conservation la pièce présente tout de même quelques fissures qu’il convient de boucher. Ces fissures sont bouchées à l’aide de paraloïd B72 très peu dilué à l’acétone.

 

DSCF8974 copie

 DSCF8976 copie

DSCF8980 copie

 

Il y a un manque d’émail dentaire sur la face linguale de la M1. L’émail ce trouvant sur le pourtour de ce manque menace de ce détacher, il est fixé avec paraloïd B72 un peu plus diluer que celui utilisé pour boucher les fissures.

 

Les trous nourriciers doivent être bouchés. Pour cela, nous utilisons du papier essuie-tout pour comblé le trou et nous posons une fine couche de plastiline, lissée et jointée au bord du trou nourricier. Ils sont bouchés en retrait de la surface de l’objet afin de perdre le minimum d’information sur l’empreinte. Avant cette opération, trois couches d’A.P.V. (alcool polyvinylique) sont appliqués à l’intérieur des trous nourriciers pour éviter que la plastiline n’adhère à l’ossement.

 

    DSCF8967

    DSCF8983

  

DSCF9015

DSCF9018

 

Un manque de matière sur la partie antérieure de la branche montante présente des risques de casse au moment du démoulage. Il est bouché avec de la plastiline. Une fine épaisseur de papier est d’abord collé avec de l’ A.P.V. Pour faciliter l’enlèvement de la plastiline au moment du nettoyage de la pièce.

 

    DSCF8970

     DSCF8996

 

Les espaces vides entre les dents sont bouchés avec une fine pellicule de plastiline.

 

DSCF9010

     DSCF9013

 

On remarque de vielles restauration faite en plâtre sur :

            -Les deux dernières molaires

            -La zone située sous les incisives et la canine.

la mandibule a été recollée anciennement. La cassure part de la l’arrière de la P1 et descend jusqu'à la jonction des deux hémi-mandibules. Elle est bouchée avec du plâtre et ne représente pas une fragilité importante pour l’opération de moulage.

 

 DSCF8958

 

Trois couches d’apv sont appliquées sur la totalité de la pièce avant de commencer le travail de moulage.

 

Le moulage :

 

Raisonner le moule :

 

                        -Le plan de joint :

Le plan de joint passera obligatoirement au milieu du condyle mandibulaire pour la partie arrière de la pièce et au dessous des incisives pour la partie avant. Il suivra le reste de la pièce dans la partie médiane du corps mandibulaire. Ce choix est celui qui élimine le plus de contres dépouilles et limite ainsi les risque de casse de l’original au moment du démoulage.

 

                        -Constitution du moule :

Le moule comptera trois chapes en plâtre (deux pour sa partie supérieure et une pour la partie inférieure) et deux membranes de R.T.V..

 

            Fabrication du moule :

 

Pour la fabrication du moule, la pièce est calé avec des morceaux de plastiline enveloppés dans du cellophane pour éviter que celle-ci n’adhère sur l’ossement.

 

 DSCF9029

 

La mise en porté du moule se fait avec des boudins de plastiline de 4cm de diamètre, découpés à la hauteur voulu et mis en place atour de l’objet. Les bords extérieurs des boudins sont liés avec de la plastiline pour obtenir un bord régulier.

 

DSCF9036

DSCF9043

 

Un film de cellophane est ensuite mis en place sur la pièce. Il va la protéger de la future galette de plastiline qui sera posée sur elle et va facilité l'enlèvement des chapes et de la galette de plastiline avant la coulée du R.T.V..

 

DSCF9056

       

Une galette de plastiline d’épaisseur régulière (entre 5 et 8mm) est mise en place sur l’objet et sur la porté du moule.

La pièce ayant une forme très irrégulière, la galette sera mise en place en plusieurs fois.

 

DSCF9063

DSCF9074

 

Les bords de la galette sont découpés en biseaux à 15 mm à l’intérieur de la portée.

 

DSCF9085

 

Une cheminé de coulée est mise en place sur la galette. Elle est placée au point le plus haut (sommet de la branche montante).


 DSCF9086

 

Un évent est mis en place au niveau de la canine. Il permettra au R.T.V. de remonter jusqu’en haut de cette dernière en permettant à l’air de sortir.

 

DSCF9094

 

Des barrettes de recentrage sont misent en place. Elles vont servir à recentrer la future membrane de R.T.V. dans la chape future chape en plâtre et à drainé le R.T.V. au moment de la coulée vers le fond du moule.

Elles partent de la cheminée de coulé et de l’évent vers les bords inférieurs de la galette.

Une d’elles part de l’évent et suit la mandibule  au niveau des dents jusqu’au départ de la branche montante, elle draine le R.T.V. et permet un bon recentrage.

 

 DSCF9100

 

Des queux d’arondes sont rajoutées sur les cotés, à l’avant et à l’arrière de la galette. Elles vont servir à éviter l’affaissement de la membrane une fois le moule terminé. Pour leurs mises en place, la portée est élargie aux endroits où elles font être mis en place.

 

DSCF9165

DSCF9166

 

Des plots de recentrages sont creusés sur chaque queux d’aronde pour qu’elles se calent parfaitement sur la chape en plâtre.

 

DSCF9179

 

La partie interne de la branche montante crée une contre dépouille. Elle pourrait être comblé avec de la plastiline mais cela induirait une épaisseur importante de R.T.V. qui compliquerait le démoulage. Elle sera donc traitée avec deux chapes différentes pour la partie supérieure de moule.

Un mur de plastiline est monté sur toute la longueur du moule et en son milieu. Il suit les formes de la galette et de la cheminée de coulée et de l’évent.

 

DSCF9181

DSCF9188

 

Un autre mur est construit sur le bord extérieur de la portée du moule.

 

DSCF9194

 

Pour bâtir la chape, la galette et les portées du moule sont graissées avec un mélange de graisse et d’huile de vaseline. Le plâtre est gâché à fleur d’eau et estampé au pinceau pour éviter les bulles d’air entre la chape et la galette. Une fois l’estampage terminé, le plâtre est bâtit.

 

 DSCF9204

 

Le mur monté pour la séparation des chapes est enlevé.

 

DSCF9209

 

Des clefs de démoulage en plastiline sont rajoutées sur la portée en plâtre. Elles vont laissées un espace vide entre les deux chapes dans lequel il est possible de glissé un gros tourne vis pour faire levier et séparer les chapes.

 

DSCF9214

 

Des plots sont mis en place sur la porté du moule, un mur est monté sur le bord extérieur du moule, la graisse de vaseline est appliquée sur toute la surface du moule qui va recevoir le plâtre et la seconde chape est bâtie avec les même précaution que pour la première chape.

 

 DSCF9223

 

Le moule est ensuite retourné, la base en plastiline est enlevée.

 

DSCF9226

 

Les différentes étapes pour la fabrication de la seconde moitié du moule sont les mêmes que pour la première moitié.

Une galette de plastiline est posée sur la pièce et la porté du moule.

Une cheminé de coulée est  mise en place au point le plus haut (au centre du moule) et deux évent (un de chaque coté) vont permettre à l’air de s’échapper au moment de la coulée du R.T.V..

Puis viennent les barrettes de recentrage et les queux d’aronde, qui se superpose aux queux d’aronde de la première partie du moule. Aucun plot n’est creusé sur elles, ils seront creusés à l’intérieur des queux avant la coulée.

Des clefs de démoulage sont placées sur tout le tour de la portée en plâtre.

 

DSCF9249

 

Un mur est fixé sur les bords extérieurs de la première moitié du moule, le tout est graissé et le plâtre bâtit.


DSCF9258

 

Les deux premières chapes bâties sont séparer de la dernière (il convient d’attendre 1h 30mn après avoir bâtit la chape pour que le pâtre ait fini sa prise et soit assez solide pour que l’on puisse faire levier sur lui sans risquer de le casser).

Le cellophane mis entre la pièce et la galette facilite énormément cette opération.

 

DSCF9261

 

Le cellophane est plaqué sur les bord de la pièce vers le bas pour ne pas gêner pendant la préparation du plan de joint.

 De la plastiline est rajoutée sur la portée du moule pour obtenir une surface horizontale.

La plastiline est plaquée à la pièce avec soin (la jointure entre la plastiline et la pièce doit être parfaitement propre).

 

DSCF9270

 

Une fois le plan de joint préparé, un canal de recentrage est creusé dans la plastiline entre la pièce et le bord de la chape.

Des plots de recentrages sont creusés à leur tour à l’intérieur du canal, sur les queux d’aronde et aux endroits ou le R.T.V. risque de s’affaisser vers l’intérieur.

 

DSCF9276

 

L’intérieur des chapes est soigneusement graissé avec un mélange de graisse et d’huile de vaseline (cette étape est très importante, sur une chape non graissé, le R.T.V. va pénétrer dans les pores du plâtre et adhérer à ce dernier et il sera très difficile de séparer les chapes des membranes).

Les chapes sont ensuite repositionner sur le moule et solidement maintenues en place par des élastiques.

Le R.T.V. est ensuite coulé par les cheminées de coulées à l’intérieur du moule.

 

DSCF9290

DSCF9288

DSCF9300

DSCF9305

 

Après la prise complète du R.T.V. (30 mn pour le R.T.V. 4010 A/B) La chape inférieure du moule est retirée, le plan de joint est nettoyé des résidus de plastiline qui sont restés accrochés sur la pièce et sur le R.T.V..

L’intérieur de la chape est graissé avec le même mélange de graisse et d’huile de vaseline vu plus haut.

 

DSCF9309

 

le R.T.V. qui forme la portée du moule est graissé a son tour afin que les deux membranes ne colle pas entre elle (il convient de graisser le R.T.V. au dernier moment, la vaseline s’évaporant, si l’on attend trop longtemps les membranes colleront entre elles par endroits).


DSCF9311


 La chape est repositionnée sur le moule et maintenue par des élastiques, puis le R.T.V. est coulée.


DSCF9318

 

Après catalyse complète du R.T.V., l’original peu être sorti du moule. Les chapes sont séparées à l’aide des clefs de démoulage et les membranes décollées délicatement de la pièce. Une attention particulière est portée au niveau de la canine et de la branche montante qui, toute deux, crées des rétentions importantes qui peuvent provoquer la casse la pièce la pièce à mouler.

 

DSCF9325

DSCF9330

DSCF9334

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Planchand Cyril - dans moulage
commenter cet article
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 11:26


-Matériaux utilisés :

 

Moulage :

-modelin past

-boue de paraloïd (sédiment et paraloïd B72 diluer a 10% d’alcool éthylique)

-paraloïd B72 (diluer a 5% d’acétone)

                -alcool polyvinylique

                -plastiline

            -RTV 3320

            -catalyseur 44R

            -thyxotropant PC12

            -graisse de vaseline

 

Tirage :

 

            -résine rencast FC50

            -colorant concentré universel

                        -sienne

                        -noir

 

Patine :

 

            -gomme laque

            -alcool éthylique

            -pigment naturel

            -medium acrylique

 

-préparation avant moulage :

 

            -nettoyage :

 

La première chose à faire avant chaque moulage d’original est de le nettoyer pour avoir une empreinte qui soit le plus précise possible. 

Le crâne était recouvert d’un vernis très épais qui n’a pas était identifié et qui n’a pas beaucoup pénétrait la surface lamellaire de l’os. Il part avec de l’alcool éthylique à 95°..

 

            -bouchage des parties manquantes :

 

Le crâne doit être préparé avant le moulage. Il faut boucher les fissures qui pourraient permettre au silicone de s’infiltrer dans les parties spongieuses de l’os. Ces fissures sont bouchées avec de la boue de paraloïd. (mélange de sédiment et de paraloïd B 72 diluer à l'alcool éthylique à  95°).

Certaines parties manquantes du crâne compliquent énormément le travail et présentent des risques importants de casse lors du moulage. Elles seront donc bouchées avec de la modelin past.

 

            -consolidation :

 

Le crâne est dans un très bon état de conservation et présente peut de risque de casse. La consolidation ce fait au paraloïd B72 dilué dans l’acétone. Trois couches sont passées sur toute la surface du crâne.

Quelques endroits toutefois restent délicats. Sur le zygomatique gauche et sur une surface d’environ 2 cm² la matière spongieuse de l’os est visible, il est nécessaire de porter à cet endroit plus de soin dans la consolidation, plusieurs couches de paraloïd supplémentaires sont appliquées sur cet endroit jusqu’a ce que les alvéoles soient bouchés sans avoir perdu leurs reliefs.

Les dents demandent elles aussi un soin particulier. Les canines ne tiennent pas dans leurs alvéoles, et toutes les autres dents bougent dans leurs logements. Les canines sont recollées à la colle universelle, le vide compris entre les canines et les alvéoles sont bouchés à la boue de paraloïd pour éviter toute infiltration du silicone. Pour les dents qui bougent, du paraloïd est injecté entre l’alvéole et la dent, ceci suffit à les fixer. Les vides sont comme pour les canines, bouchés à la boue de paraloïd.

 

Application du démoulant :

 

Le démoulant utilisé est de l’alcool polyvinylique. Trois couches sont appliquées, il est important d’attendre que la première couche soit sèche avant de passer la seconde.

Le démoulant va former une couche de quelque micron sur la pièce et n’altérera pas sa texture. Au démoulage la fine couche d’alcool polyvinylique ce décollera facilement de la pièce pour rester sur le silicone. Le démoulage s'en trouve facilité et les risques de casse sont réduits.

 

-Préparation du socle :

 

Il est préférable de fabriquer un socle qui supportera la pièce et nous permettra aussi d’utiliser moins de plastiline.

La partie qui supportera la pièce doit être molle. Elle va servir à amortir le poids du moule qui va ce reporter sur la base de l’original. Elle sera en polystyrène.

La partie qui servira à utiliser moins de plastiline sera en bois et fixer sur une planche qu’il sera possible de bouger tout au long du travail de moulage.

 

Détermination du plan de joint :

 

Le plan de joint est définit en suivant un raisonnement pratique et par soucis de sécurité.

Nous choisissons l’emplacement qui nous permettra de limité au maximum les efforts que devra subir la pièce au démoulage.

La position du plan de joint va aussi déterminer la façon dont devra être fait le tirage et si le moule doit comporter une chapette de coulé ou non.

Ce moule pourra être tiré sans chape de coulé, simplement en deux parties. La partie supérieure du moule étant suffisamment importante pour accueillir la résine nécessaire au tirage, qui ce fera par roto moulage.

 

152 5284

 

Préparation du plan de joint :

 

Le plan de joint ce prépare avec de la plastiline. Elle doit formée un plan horizontal et lisse tout autour de la pièce, aux endroits décidés pour son passage.

La jointure entre la plastiline et la pièce doit être parfaite. Aucune bavure de plastiline ne doit remonter sur la pièce.

 

Canal et plot de recentrage :

 

Le canal de recentrage doit être creusé à l’aide d’une mirette ronde tout le long du plan de joint et à une distance qui peut varier de 5 mm à 1 cm de la pièce. Moins le canal est loin du plan de joint plus nous économiserons de silicone.

Les plots, eux, sont creusés à l’intérieur du canal à l’aide d’un outil conique et tout les 3 à 5 cm. Ils font servir comme le canal à caler les deux membranes entre elles au moment du tirage.

   

 153 5307

153 5308

 

-silicone et chapette en coton première partie :

 

            -première couche :

 

La première couche de silicone est celle qui va prendre l’empreinte, elle est donc, la plus importante. Elle sera appliquée au pinceau pour éviter tout risque de bulle et d’emprisonnement d’air au niveau de l’empreinte. Le silicone doit être au maximum de ces propriété et le plus fluide possible afin de pénétrer dans les moindres détails de la texture de l’objet. Pour ces raisons il ne sera pas thixotropée.  Etant très fluide la première couche coule vers le plan de joint, hors, une couche de silicone trop importante à ce niveau, comme ailleurs,  peut compliqué le démoulage. En effet, plus la masse de silicone est importante et plus il perd ces propriétés élastiques. Il est donc nécessaire d’enlever le superflu dans tout les creux et tout autour du plan de joint afin de contrôler tout au long du moulage l’épaisseur de silicone.

 

 153 5328

153 5332

 

 

 -deuxième couche :

 

Elle est moins importante que la première couche et doit moins couler afin de recouvrir les arrête de la pièce que la première couche, laisse apparaître. Pour cela elle sera thixotropée à 1/1000 de thixotropant P.C. 12 et toujours appliqué au pinceau. Elle doit être teintée afin d’être sur qu’elle est appliquée sur toute la surface.

 153 5353

153 5360

                                 

            -troisième couche :

 

La troisième couche va servir à consolider la membrane encore trop fine pour être démoulée sans se déchirer. Elle est aussi thixotropée et appliquer au pinceau. Avant le séchage de la couche, nous collerons aux endroits ou les efforts serons important au démoulage et ou seront placé les chapette en coton,  une trame de verranne qui servira à consolider le silicone et éviter les déchirement au moment du démoulage. La verranne est collée à l’intérieur et à l’extérieur des zygomatiques et à l’intérieur du museau.

 

            -chapette en coton :

 

Pour combler les contres dépouilles peut importante nous utilisons du coton. Il est mis en place aux endroits présentant des contres dépouilles et ayant étaient consolidés avec la verranne.

 

            -quatrième couche

 

La quatrième couche va servir à finir de consolider la membrane et à inclure le coton dans celle-ci. Elle est appliquée au pinceau et une attention toute particulière doit être apportée aux endroits des chapettes en cotons pour éviter leurs effondrements. Elle est thixotropée.

 

-plot

 

Des plots en silicone, découpé dans de vielles membrane sont collés à différent endroit du crâne et vont servir à maintenir le silicone en place dans les chapes. Ils doivent présenter des biseaux sur leurs quatres cotés apparents et ne pas former de nouvelles contres dépouilles.

 

 

-chapette en plâtre :

 

            -tracé des chapettes :

 

Des chapettes en plâtre sont nécessaires pour les contres dépouilles importantes. Les endroits ou elles doivent être bâtis sont repérés, tracés et graissé à la graisse de vaseline. Elles seront positionnées à l’intérieur des orbites et du museau.

 

            -chapette

 

Elles sont bâtit en plâtre et de façon à éliminer toutes les contres dépouilles. Des creux sont creusés à la spatule sur leurs faces, ils serviront à  maintenir les chapettes dans les chapes. Une fois le plâtre pris, elles sont enlevées et ébavurées avant d’être remises en place.

153 5395

153 5397

 

-Découpage du silicone :

 

L’excédant de silicone est découpé sur le plan horizontal du moule, un peut en retrait du canal de recentrage de façon à laisser une surface de plastiline d’environ 1 cm tout autour de la membrane, qui servira de support aux chapes et leur permettra de bien jointer entre elle.

 

-chape en plâtre :

 

Malgré les chapettes en plâtre et en coton, le moule présente encore de grosses contres dépouilles. La solution la plus appropriée consiste à bâtir plusieurs chapes qui démouleront toutes dans une direction différente. Pour la partie supérieure de ce moule, il est nécessaire de fabriquer quatre chapes.

Les chapes sont, comme pour les chapettes en plâtre, tracé avant d’être bâtit.

Les chapes sont fabriquées une par une.

Un mur de plastiline est levé aux endroits décidé de la séparation des chapes. Il doit être de l’épaisseur que devra avoir la chape en plâtre pour être assez solide tout en gardant un poids raisonnable. Des plots taillés en biseau sur les trois cotés qui se trouvent vers l’intérieur du moule sont posés tout au long du mur et sur de la surface horizontale du moule concerné par la chape.

Toutes la surface du moule qui va êtres en contact avec le plâtre doit êtres graissée à la graisse de vaseline.

Le plâtre peut enfin être bâtit. Il peut l’être en plusieurs fois. Il est plus facile de gérer l’épaisseur de la chape en travaillant par fine couche. On peut, soit attendre que le plâtre commence à peine à prendre pour recommencer à travailler par dessus, ou attendre qu’il soit complètement prit. Dans ce cas il est nécessaire de le griffer et de bien l’humidifier.

Il est indispensable de rajouter des plots en plâtres sur la chape afin de faciliter la prise des élastiques qui serviront à fermer le moule au moment du tirage.

 153 5400

154 5408

154 5413

 

La même opération est faite pour les trois chapes restantes.

 

154 5422

154 5423

154 5426

154 5428

154 5430

154 5436

 

-silicone et chapette en coton deuxième partie :

 

 Après avoir attaché les chapes entre elle, le moule est retourné et toute la plastiline est enlevée. On voit apparaître le plan de joint, les canaux, et les plots de recentrage.

Il est indispensable de nettoyer au maximum toute la plastiline qui a put rester tout autour du plan de joint et sur la pièce.

 154 5462

 

 

-Traitement des canines :

 

Les canines, si elles sont traitées comme le reste du crâne, présentent de gros risques de casse au démoulage. Pour éviter cela, nous prévoyons un plan de joint de bas en haut des deux canines. Ce plan de joint permettra de démouler sans dommage.

On monte un mur en plastiline sur chaque dent. On prépare la jointure entre l’objet et la plastiline de la même façon que pour le premier plan de joint. La plastiline doit former un plan perpendiculaire à la dent. On rajoute des canaux de recentrage et des plots.

 154 5468

 

-première couche :

 

Une fois la pièce et le plan de joint nettoyé, le plan horizontal formé par le silicone est graissé à la graisse de vaseline. Il est important de bien graisser les plots qui sont maintenant en relief. La couche de vaseline doit être fine et ne doit pas déborder sur la pièce.

 

Le silicone est appliqué sur la pièce comme pour la première partie, avec un  pinceau. Il n’est pas thixotropée pour la première couche, et est catalyser à 4%. Pour l’avant du crâne, au niveau des canines le silicone n'est appliqué que d’un coté des canines, sur la face ou à était préparer le plan de joint. L’arrière n’est pas fait pour l’instant.

 154 5472

154 5478 rec

 

            -deuxième couche :

 

La deuxième couche est thixotropée à 1/1000, catalysée à 4%, teintée et étalée au pinceau. Les mêmes précautions que pendant la première couche sont prises au niveau des canines, le silicone est appliqué seulement du coté  du plan de joint.

 

            -troisième couche :

 

La troisième couche est thixotropée à 1/1000, catalyser à 4%. Elle n’est pas teintée et appliqué comme les couche précédentes, partout, sauf à l’arrière du plan du joint des canines.

 

            -chapette en coton :

 

Certain endroits nécessite, comme pour la première partie, l’emploi de chapes en coton qui vont permettre de limiter le nombre de chapes nécessaire.

Elles seront placé au niveau des articulations des condyles mandibulaires.

Elles seront faites comme celle de la première partie du moule.

 

            -quatrième couche :

 

la quatrième couche est thixotropée et catalyser comme les couches précédentes. Elle est teintée, et appliquée partout sauf au niveau des canines. Un soin particulier est porté sur les points ou sont positionnées les chapes en coton.

 

            -chape des canines :

 

                        -découpage du silicone :

 

Avant de faire la chape, on doit préparer la portée qui va la recevoir. Pour cela, on procède au découpage du superflu de silicone sur la portée de plastiline. Il faut dégager un espace d’au moins 5mm qui nous permettra ensuite de placer des plots taillés en biseau sur les trois faces qui vont ce présenter à l’intérieur du moule.

 

 -chape :

 

Une fois les plots disposés et après avoir graissé la membrane et la plastiline la chape peut être bâtit. nous suivrons au maximum la forme de la membrane pour éviter que le moule ne soit trop lourd.

 155 5501

 

 -silicone de la partie postérieure des canines

 

Quand le plâtre a prit, nous enlèvons le mur de plastiline qui supporte le silicone, nous graissons le silicone du coté ou l’élastomère n'a pas été appliqué et nous repassons quatres couches aux endroits laissés de coté tout à l’heure.

 155 5508 rec

 

-autres chapes de la seconde partie du moule:

 

Deux autres chapes sont nécessaires, elles sont tracées sur la membrane.

 

            -deuxième chape :

 

Comme pour la première partie du moule, un mur est monté de l’épaisseur que devra avoir la chape. Des plots y sont insérés et toute la partie où va porter la chape est graissée. La chape est bâtit de la même façon que pour les chapes de la première partie

 155 5506

155 5509



            -troisième chape :

 

Elle est bâtit entre les deux chapes déjà construites. Comme les opérations précédentes, de la graisse de vaseline est passée partout ou va être bâtit le plâtre.

 155 5510 rec

 

Démoulage :

 

Le démoulage d’un original est toujours délicat, et doit être fait avec attention. La pire chose qu’il puisse arriver dans le moulage d’un original n’est pas de rater le moule, mais de casser la pièce.

 

La première étape du démoulage consiste à enlever les chapes une par une, puis c’est le tour des chapettes en plâtre. Vient ensuite le silicone.

 155 5511

155 5519 rec

 

En attendant de faire le tirage, le silicone doit être remis en place dans les chapes pour éviter toutes déformations de la membrane.

 

-nettoyage de l’original :

 

Après le démoulage l’original doit être nettoyé et débarrasser de la modelin past et de la boue de sédiment ayant servi à boucher les lacunes. nous utilisons pour cela de l’alcool éthylique.

 

-tirage :

 

4 kg de résine vont être nécessaire pour faire le tirage. nous traiteront différemment les dents et le reste du crâne.

 

-dents :

 

Les creux des dents seront coulé en résine blanche. La résine doit couvrir toute la surface des dents sans déborder sur l’empreinte de l’os.

155 5523

 

            -résine teintée :

 

La résine est de couleur blanche, mais il est plus simple de faire une patine sur un tirage qui a déjà la couleur de fond de l’original. Pour cela, la résine sera teintée à l’aide de colorant universel. La résine est conditionnée en pots d’un kilo, pour le mélange de la couleur il est indispensable de réunir les quatre pots nécessaires dans un seul gros récipient. Les teintes utilisées sont : 43 gr de terre de sienne et 3gr noir.

 

            -estompage

 

Une fois le mélange fait, nous prélèvons 500 gr de résine dans le gros récipient. Ils vont servir à l’estampage d’une des parties du moule. L’estampage ce fait au pinceau (prévoir un pot d’acétone pour nettoyer le pinceau).

500 gr de résine sont à nouveau prélevés pour estamper l’autre partie du moule.

155 5528

155 5531

 

            -roto moulage

 

Les trois kg de résine restant vont être coulé dans la plus grosse partie du moule. L’autre chape est remise en place. Nous fermons bien le moule avec des élastiques  préalablement préparés. Une fois le moule fermé (l’opération doit être rapide afin que la résine n’ait pas le temps de commencer sa catalyser) nous le tournons toujours dans le même sens pour que la résine se dépose petit à petit et de façon uniforme sur toute la surface de l’empreinte. nous gardons le fond du pot ayant servi au mélange des 3 kg comme témoin, quand le fond du pot est sec, la résine à l’intérieur du moule est sèche elle aussi et nous pouvont arrêter de tourner le moule. Le démoulage est possible au bout d’une heure après avoir arrêté de tourner le moule. 

 155 5532

155 5537

155 5538

 

-patine :

 

nous utilisons pour la patine, de la gomme laque diluée dans de l’alcool éthylique à 95° et mélanger à des pigments naturels.

Une gomme laque peut diluer va donner un aspect brillant à la patine. Une gomme laque très diluer va donner quand à elle un aspect poudreux. Un jus peut chargé en pigment va permettre de jouer avec les transparences des différents jus appliqués pour la patine. Un jus très chargé en pigment ne permettra pas ce jeu de transparence.

 

            - première couche effacée

 

La première couche de la patine va servir à marquer les creux de la pièce. nous chercherons donc à reproduire la couleur des creux de l’original, puis nous l’appliquerons sur toute la pièce. Cette couche sera effacée sur toute la surface du tirage et ne restera que dans les creux.

 

            -deuxième couche, couleur os :

 

Il nous faux ensuite trouvé la couleur qui va faire ce rapproché le plus possible la couleur de l’original à celle de notre patine en tenant conte des nuances et des dégradés de l’original.

 

            -les nuances :

 

Les différentes nuances sont ensuite marquées séparément.

 

                       155 5577

 

Repost 0
Published by moulage-et-prehistoire - dans moulage
commenter cet article
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 13:16

La pièce à mouler provient d’une collection privée. Elle est en silex du Grand-Pressigny et ne demande aucune consolidation préventive.

DSCF5750

 

Les matériaux utilisés sont :

-Le RTV 4615 de wacker pour la prise d’empreinte

-L’alcool polyvinylique pour le démoulant

- La résine PU Raku Tool 3701 (Polyol) 3971 (Isocyanate) et La Résine PU 3662 A/B pour le tirage du positif

-Le plâtre Prestia Création

 

Réflexion du moule :

  -Le choix du plan de joint :

Il est décidé, après concertation avec un typologue, de faire passer le plan de joint sur le coté de la pièce en en suivant les arêtes. Ce choix nous permet d’éviter que le plan de joint ne passe sur une partie qui gênerait l’étude de l’objet et qu’il passe sur une zone très visible de ce dernier.

 

DSCF5763-1

 

Le choix de La technique :

 La technique utilisée est celle de la coulée sous chape avec chapette de coulée. Elle permet de faciliter le tirage par la technique du roto-moulage.

 

Application du démoulant :

 Trois couches d’alcool polyvinylique sont appliquées sur l’objet.

 

La mise en portée du moule :

La mise en portée est délicate. Le choix du passage du plan de joint implique une portée tortueuse. Elle est faite à l’aide de petites plaques de plastiline collées les unes aux autres et découpée à la hauteur voulue.

 

DSCF5782

 

 Les bords extérieurs de la portée sont ensuite lissés sur 1 cm environ.

 

DSCF5800

 

Protection de la pièce :

La pièce est ensuite protégée par un film de célophane qui nous permet d’éviter que de la plastiline ne ce colle à l’objet pendant le moulage.

 

DSCF5802

 

Mise en place de la galette de plastiline, des cheminées de coulée, des barrettes et des plots de recentrage :

-La galette qui matérialise la future membrane en silicone est mise en place sur la pièce à mouler.

-Trois cheminées de coulée sont fixées aux points les plus hauts de la galette.

-Des barrettes de recentrage relient les différentes cheminées de coulée entre elles et au bord du moule.

 

DSCF5826

 

-Des plots de recentrage sont ajouter sur tout le pourtour du moule, ils vont servir de recentrage pour les chapes en plâtre.

Deux plots sont fixé à l’emplacement de la future chapette de coulée. Bien que cette dernière prenne sa place sur la seconde partie du moule, il nous faut prévoir dés maintenant son système de recentrage.

 

DSCF5832-2 copie

 

Bâtit de la chape en plâtre :

Un mur de plastiline est monté sur tout le pourtour du moule, toutes les parties à l’intérieur de ce mur sont graissées à l’aide de graisse de vaseline et la chape bâtit.

 

DSCF5840

 

DSCF5845

 

 

Seconde partie du moule :

Le moule est retourné et la plastiline de la mise en portée est enlevée.

 

DSCF5852

 

La pièce est à nouveau recouverte d’un fil de Cellophane, puis Une Galette de plastiline est mise en place ainsi que des cheminées de coulée, des barrettes de recentrage.

 

DSCF5884

 

 

Mise en portée de la séparation chape chapette de coulée :

La chapette de coulée est toujours la dernière partie du moule à être bâtit, pour que ses plots de recentrages soit en positif sur elle et permettent son repositionnement alors que le moule est fermé.

La mise en portée de la séparation chape chapette se fait à l’aide d’un mur de plastiline mis en place à l’endroit choisi pour la séparation. Des plots de recentrage sont ensuite fixés sur lui.

Certaines précautions sont à prendre afin d’éviter que les plots ne forment des contre-dépouille et ne gênent la fermeture du moule.

 

DSCF5892

 

 

Bâtit de la seconde chape :

Comme pour la première chape, un mur de plastiline est monté sur tout le tour du moule. Des clefs de démoulage sont rajoutées toute la surface qui va recevoir la chape est graissée et le plâtre est bâtit.

 

DSCF5900

 

DSCF5912

 

Bâtit de la chapette :

La portée de séparation chape chapette est enlevée, des clefs de démoulage sont posées sur la première et la deuxième chape, de la graisse de vaseline est appliquée sur toute la surface qui va être en contact avec le plâtre, puis la chapette est bâtit.

 

DSCF5919

Ouverture du moule :

Nous commençons par ouvrir la première chape qui a été bâtit, il s’agit de la chape qui est d’un seul tenant. La partie du moule qui compte la chapette est toujours la dernière partie du moule qui est coulée. La chapette reste maintenu par la galette de plastiline. Si nous coulons le premier silicone sur la partie du moule ou ce trouve la chapette, le silicone ne la maintiendra pas en place et il sera difficile d’ouvrir le moule et de préparer la seconde la coulé sans que la chapette ne tombe et que le silicone ce décolle de la pièce. Si le silicone se décolle de la pièce le moule doit être entièrement refait.

 

DSCF5930

 

 

Préparation du plan de joint et du système de recentrage des membranes :

Le plan de joint est ensuite préparé en suivant les arêtes les plus saillantes de la pièce. Le canal de recentrage est ensuite creusé à l’aide d’une mirette de section ronde, puis les plots de recentrage sont creusés, avec un outil conique, à l’intérieur du canal de recentrage.

 

DSCF5945

DSCF5961

 

 

La coulée de la première membrane de silicone :

La chape qui a été enlevé est débarrassée de la galette de plastiline et de la graisse de vaseline est passée à l’intérieur. Elle est ensuite remise en place sur le moule avant d’être maintenu bien serrée avec de bon élastique. Le silicone est ensuite coulé par les cheminé de coulée prévu à cet effet.

DSCF5965

 

Coulée de la seconde membrane de silicone :

La seconde chape est enlevée à son tour. Le plan de joint est soigneusement débarrassé de la plastiline qui est restée accroché sur lui, puis le silicone est graissé avec de la graisse de vaseline. Toute la surface du silicone est graissé mais nous prendrons bien soin de ne pas mettre de graisse sur la pièce. La moindre trace de Graisse sur l’original se retrouvera sur le tirage positif en résine.

DSCF6035

 

Comme pour la coulée de la première partie de silicone, la chape est débarrassée de la galette de plastiline et graissé à la graisse de vaseline. Le moule est ensuite fermé et le silicone est coulé.

DSCF6046

 

Le démoulage :

Les chapes sont ensuite désolidarisées des membranes et le silicone est délicatement décollé de la pièce et remis en place dans ses chapes.

 DSCF6067

DSCF6074

 

Le moulage est terminé. La pièce originale est nettoyée à l’eau pour enlever les restes d’alcool polyvinylique de sa surface.

 

Le tirage du positif :

Pour le tirage du positif de cette pièce deux résines ont étés utilisées. Une résine polyuréthane transparente (PU 3662 A/B), teintée avec des pigments naturel, pour les zone ou le silex est translucide et une résine polyuréthane couleur ivoire (Raku Tool 3701 (Polyol) 3971 (Isocyanate) ), teintée avec des pigments naturel, pour les zone ou le silex est opaque. C’est la première fois que je teste le mélange de deux résines différentes pour un tirage. Ce test est très concluant.

 

La patine :

La patine est réalisée avec des pigments naturel mélangés à de la gomme laque. Différents jus sont appliqués sur les zones de silex translucide, comme sur les zones de silex opaque afin d’obtenir la couleur de la pièce originale et de masquer la jonction entre les deux résines.

 DSCF6190 DSCF6191

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by moulage-et-prehistoire - dans moulage
commenter cet article
18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 14:39

La pièce est en plâtre, elle présente un état de conservation convenable. Elle sera toute fois consolidée par trois couche Paraloïd B72 et mouler avec le RTV 4010 A/B.

 Crane-mechta-el-arbi 8155


 

 

Le crâne présente des manques de matière, à l’intérieur des orbites, de la fosse nasale et sur la partie arrière de son maxillaire. Ces manques devront être bouchés pour permettre le moulage de cette pièce. On observera souvent sur ce type de moulage que es mouleurs de l’époque bouché les parties manquante des objets, mais les faisaient apparaitre sur le tirage du positif en découpant le plâtre à leurs emplacements.

Trois couches d’alcool polyvinylique sont passées sur toute les surfaces qui vont faire l’objet d’une préparation avant le moulage. Nous en passerons plus tard sur toute la surface du crâne, mais pour l’instant, le crane doit être manipuler et l’alcool polyvinylique ne tiendrait pas et devrait être repassé par la suite.

 

Les manques seront bouchés à l’aide de papier sopalin et de plastiline. Le papier est mis en boule à l’intérieur du manque, puis des boulettes de plastiline sont posé sur jusqu'à recouvrir totalement le manque. Une fois la partie manquante totalement recouverte, la plastiline est lissée sur toute la surface. On prendra soin à ce que les zones ou la plastiline vient en contact contre la pièce, ne présente aucun trous qui pourrait laissé le silicone pénétrait entre le bord du manque et la plastiline.

 Crane-mechta-el-arbi 8174 

Crane-mechta-el-arbi 8185

Crane-mechta-el-arbi 8193

 

Tous les manques sont traités de la même façon.

Le travail de moulage proprement dit peut ensuite commencer.

Le moule ce composera de quatre chapes et de deux membranes. Trois chapes maintiendront la membrane qui prendra l’empreinte du haut du crâne. Une seule chape maintiendra la membrane qui prendra celle du bas du crâne.

Deux manque de matière n’ont pas étés bouché car leur position permet de prendre leurs empreintes sans risque pour la pièce à mouler. Ils seront traités par le passage du plan de joint.

 

Le crane est positionné sur de petites boules de plastiline recouverte de cellophane pour éviter que celle-ci n’adhère à la pièce et ne demande un nettoyage ultérieur.

 Crane-mechta-el-arbi 8211

Des boudins de plastiline sont mis en place tout autour du crane à la hauteur choisi pour le passage du plan de joint. Ils sont lissés sur le bord extérieur du moule.

Crane-mechta-el-arbi 8228 

Une feuille de cellophane est ensuite mise en place sur toute la surface de la pièce qui sera en contact avec la plastiline. Ce cellophane facilitera le futur démoulage des chapes et de la galette avant la coulé du RTV et évitera que de la plastiline ne vienne se coller sur le crâne.

Crane-mechta-el-arbi 8233

une galette de plastiline de 5 mm d’épaisseur environ, est mise en place sur le crane et sur la base du moule. Elle est plaqué sur toute la surface du crâne afin d’en épouser les formes. Elle est découpé en biseau sur ses bords (voir chap. la galette de plastiline). Une cheminé de coulé et des barette de recentrage sont ensuite mise en place sur elle.

Crane-mechta-el-arbi 8251

Sur cette partie du crâne, trois chapes vont être bâtit. Pour cela nous construirons des murs de séparation, sur les quels nous fixerons des plots de recentrage. Une chape prendra ca place sur la face du crane et permettra d’éliminer les contres dépouilles que forme les orbites et le nez. Deux autre chape viendront partager le crane en deux dans le sens de sa longueur et permettront d’éliminer les contres dépouilles que forment le renfoncement situé entre l’os temporal et l’os zygomatique. Cette façon de faire fonctionnera avec tous les crânes complets.

Les murs de séparation sont montés en plastiline à l’endroit choisi pour la séparation des chapes.

 

Le premier mur est mis en place pour bâtir la chape qui viendra sur la face du crane. Des plots de recentrages sont mis en place sur le mur et sur la base du moule. On fera attention de ne pas former de contres dépouilles avec ces plot de recentrage.

Crane-mechta-el-arbi 8262 

La plastiline est graissé avec de la graisse de vaseline diluer à 10% d’huile de vaseline. Le plâtre peut ensuite être bâtit (voir chap. les chapes).

Une fois la chape construite, le mur est enlevé et un autre mur est monté pour la séparation des deux autres chapes. Des plots de recentrage sont ajoutés sur lui et la surface qui va recevoir la deuxième chape est soigneusement graissée avec le même mélange de graisse et d’huile de vaseline vue plus haut. La seconde chape peut être bâtit.

On mettra en place des clefs de démoulage sur la première chape bâtit.

Crane-mechta-el-arbi 8282

Crane-mechta-el-arbi 8297

Après la prise du plâtre le mur est enlevé et la troisième chape est bâtit en appui sur les deux chapes déjà construites. Des clef de démoulage sont mises en place entre les deux chapes.

Crane-mechta-el-arbi 8302

le moule est ensuite retourné, la base du moule mise en place au début du travail est enlevée. La partie inférieure du crâne est protégé à l’aide d’une feuille de cellophane et une galette de plastiline est posé sur elle. Ces bord sont taillé en biseau, des cheminées de coulé sont mise en place sur tout les point haut que présente la galette, des barrette de recentrage sont misent en place, des clefs de démoulage sont posé. Le tout est graissé (on prendra bien soin graissé le plâtre des trois premières chapes qui va être en contact avec les bords de la quatrième chape) et la dernière chape est bâtit.

 Crane-mechta-el-arbi 8315

Crane-mechta-el-arbi 8321

Avant de poursuivre le travail on attendra au moins une heure, que le plâtre ait totalement prit, avant désolidarisé les trois premières chapes bâtit.

 Une fois ces chapes enlevées, la préparation du plan joint commence. La plastiline est amené contre l’objet à l’aide d’une spatule en plastique ou en bois, elle ne doit pas remonter sur la pièce. Le contact entre la plastiline et l’objet doit être parfait.

Crane-mechta-el-arbi 8332

les manques, à l’arrière des orbites, que l’on avait laissés ouvert au début du travail, vont être traité maintenant. Ils sont recouverts par la plastiline qui deviendra plus tard la membrane de la partie basse du moule. La membrane de la partie haute du moule viendra, à l’intérieur des orbites, au contact de la plastiline qui bouche les manques, celle de la partie basse, viendra au contact avec la première membrane coulé.

 Crane-mechta-el-arbi 8337

Crane-mechta-el-arbi 8340

Des canaux de recentrages sont ensuite creusés entre la pièce et la chape en plâtre. Des plots de recentrages seront creusés à l’intérieur du canal principal.

 Deux autres canaux sont creusés sur les parties de plastiline qui bouche les manques mais aucun plot de recentrage n’est creusé sur eux. Ces plots gêneraient la fermeture du moule de par leur position.

Crane-mechta-el-arbi 8343

Les chapes sont ensuite remises en place et fortement maintenue avec des élastiques. Puis le RTV est coulé par l’orifice laissé dans les chapes par la cheminée de coulé.

 Crane-mechta-el-arbi 8344

Crane-mechta-el-arbi 8347

Le moule est ensuite retourné et la chape de la partie basse du moule est enlevée. Le cellophane mis en place avant la galette de plastiline va beaucoup facilité cette opération.

Le plan de joint sera débarrassé des reste de plastiline qui aurons put s’accroché sur lui, puis la membrane de silicone est graissée avec le même mélange de graisse et d’huile de vaseline que pour la construction des chapes. La graisse ne doit, en aucun cas débordé sur la pièce à moulée. La moindre trace de graisse sur l’objet apparaitra sur le tirage et le rendra impropre à l’utilisation.

Crane-mechta-el-arbi 8348

 La chape est ensuite remise en place et maintenue avec un élastique, puis le silicone est coulé.

Crane-mechta-el-arbi 8351

Après catalyse totale du RTV, la pièce peut être sortie du moule.

Crane-mechta-el-arbi 8353

Le travail de moulage ne sera fini qu’après avoir nettoyé la pièce et l’avoir débarrassée de l’alcool polyvinylique appliqué sur elle au début du travail. Le paraloïd B72 ne sera pas enlevé, il consolide la pièce et est suffisamment stable pour être tout à fait sur qu’il ne posera aucun problème à sa conservation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by moulage-et-prehistoire - dans moulage
commenter cet article
10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 19:36

A la demande du Professeur Henry de Lumley, le moulage et le tirage du carré D19 et de ses coupes stratigraphiques a été réalisés durant les mois de septembre, octobre et novembre et décembre 2011 (08/09/2011 au 09/12/2011). Ont aussi été moulées la base du sol G sur 20 cm tout autour du carré et la paroi rocheuse sur la quelle le carré est appuyé. Le Professeur voulait que soit moulé en même temps un miroir de faille s’étendant sur une partie de la longueur de la coupe stratigraphique sud du carré, mais son état de conservation ne permettait pas d’en faire un moulage sans risquer de le détériorer. Un moule de ce miroir de faille ayant déjà été réalisé en 2006, il a été décidé de ne pas le remouler et de raccorder un tirage de l’ancien moule sur le positif du moulage de cette année.                    

IMGP5423                

Ce moulage à été réalisé dans un but muséographique et prendra sa place dans les galeries du Musée de préhistoire de Tautavel.

Il a été réalisé par Bruno Anguila, Valérie Brau et Jean Luc Lecomte sous la responsabilité de Cyril Planchand.

Le moulage se déroule en plusieurs étapes:

la consolidation 

Elle à été faite avec du Paraloïd B72 dilué dans de l’acétone. La surface du carré est très concrétionnée et ne demande que très peu de consolidation, à l’inverse des coupes stratigraphiques, qui elles, présentent des zones de sédiments friables et des objets qui forment d’importantes rétentions, qui vont compliquer le démoulage si le sédiment qui les maintient n’est pas suffisamment induré.

IMGP5428

Le bouchage des trous et des fissures 

Tous les trous et les fissures présents sur le sol, sur les pièces, sur les coupes stratigraphiques, sur la roche et sur la base du sol, ont dû être bouchés afin d’éviter les infiltrations de silicone à l’intérieur des objets et dans le sédiment même. Ces infiltrations peuvent occasionner des destructions sur les pièces osseuse, ainsi que compromettre leur conservation si elles pénètre leur structure et ne peuvent plus être retirées. Pour boucher les trous et les fissures, nous utilisons un mélange de sédiments et de paraloïd B72 diluer dans l’acétone. Le sédiment est d’une couleur différente de celui du sol afin de pouvoir le différencier lors de la fouille.

IMGP5460

L’application du démoulant 

            -Deux démoulant ont été utilisés pour ce moulage :

                        -L’alcool polyvinylique pour la paroi rocheuse : il est le démoulant le plus efficace pour les roches calcaires. Il créé un film très fin qui bloque les huiles de silicone et les empêche de pénétrer dans la roche poreuse.

                        -Le savon noir dilué dans  de l’eau pour le reste du sol : il est très efficace et peu cher. Il convient tout à fait pour les moulages de sols archéologiques.

La prise d’empreinte 

Elle a été faite à l’aide du R.T.V. 3318 mélangé à 3% de catalyseur 6H et a 1% de tixothropant PC12 pour les deuxièmes et troisièmes couches. Soixante kg de R.T.V. ont été utilisés pour la prise d’empreinte de l’ensemble de la surface à mouler.

Le silicone a été passé au pinceau sur la toute la zone à mouler.

Trois couches ont été appliquées.

La première couche a été étalée très fluide afin de prendre l’empreinte la plus précise possible. Les 2 couches qui suivent ont été thixotropées pour faire une membrane assez épaisse pour être retirée sans se déchirer. La seconde couche à été teintée avec un colorant universel terre de sienne. Cette précaution nous permet de voir facilement les endroits sur lesquels le silicone n’a pas encore été appliqué. 

IMGP5486

    IMGP5515     

IMGP5690

Le traitement des contres dépouilles 

Les coupes stratigraphiques présentent de très nombreuses contre dépouilles. Elles ont été  traitées à l’aide de coton et de mousse inclus dans le silicone. Les contre dépouilles ont été repérées, puis une fine couche de silicone teinté a été appliquée sur l’emplacement des repères avant de coller du coton ou de la mousse afin de boucher les creux et de mettre la surface en dépouille. Une autre couche de silicone recouvre le coton pour le rendre invisible à la surface de la membrane.

IMGP5708

Vingt kg de RTV 3318 catalysé à 3% de catalyseur 6H et thixotropée à 1% de tixothropant PC12 a été utilisés pour cette opération. 

Le bâtit des chapes 

Pour les chapes nous avons utilisé de la résine Acrystal et de la fibre de verre. Les formes de la surface à mouler imposent de construire 5 chapes. Sur ces 5 chapes 2 auraient été trop volumineuses pour être sortie et descendues sans problème. Il a donc été décidé de les partager en 2. Le moulage compte donc 7 chapes de taille moyenne facilement transportables qui remontent entre elles à l’aide de vis et d’écrous de 8mm.

La séparation des chapes s’est faite à l’aide de coffrages de bois, positionnés aux endroits ou les chapes doivent se séparer. Ces coffrages se présentent comme des murs sur lesquels va venir s’appuyer la résine. Une fois la résine de la première chape posée, le coffrage est enlevé et la seconde chape vient s’appuyer sur le mur que forme la première chape, ainsi de suite jusqu'à la dernière des chapes. Les murs ont ensuite été percés pour permettre le passage des vis qui maintiendront les chapes en place pendant le tirage du positif.

Des tasseaux sont posés sur les chapes afin de les solidifier et d’offrir des préhensions pour le démoulage de ces dernières, ils ont été fixés aux chapes à l’aide de cravates de fibre de verre imbibées de résine.   

IMGP5734

IMGP5737

IMGP5742

IMGP5919

Enlèvement des chapes 

Les chapes ont ensuite été retirées une à une. Pour les désolidariser, on tire sur les tasseaux disposés sur elle à cette intention.

IMGP5944

Démoulage de la membrane en silicone 

La membrane en silicone a été découpée en 5 parties de taille moyenne afin de faciliter le démoulage et de nous permettre de les descendre jusqu’au laboratoire.

Le démoulage se fait en présence du responsable de la fouille Christian Perenoud et d’Agnès Testut, paléontologue au C.E.R.P.T. afin de pouvoir coordonner, au fur et à mesure, les objets qui se décroche du sol et des coupes archéo-stratigraphiques. Très peu d’objets se sont arrachés lors de cette opération (15 objets).

Sept heures auront été nécessaires pour le démoulage.

Les membranes ont ensuite été remises en place dans leur chape afin d’éviter toute déformation du silicone.

IMGP5962

IMGP5965

IMGP5989

Transport du moule vers le laboratoire du C.E.R.P.

Toute l’équipe du Centre Européen de recherche Préhistorique de Tautavel a participé à la descente du moule. Les membranes et les chapes sont descendues séparément et amenées au laboratoire de moulage du C.E.R.P.T.

Le tirage du positif

-Les difficultés techniques qu’imposent ce type de tirage, nous ont obligé à remonter le moule au fur et à mesure qu’on le remplissait. Quatre chapes ont été remontées, le silicone mis en place et la résine appliquée sur l’empreinte (fig. 20). Nous avons utilisé de la résine Acrystal Prima stratifiée avec de la fibre de verre. deux couches de résine sont apliquées sur la membrane pour avoir une bonne qualité d’empreinte, puis 2 couches de résine stratifié à la fibre de verre sont rajoutées pour solidifier l’ensemble.                                                          

-Les 3 dernières chapes et leurs silicones sont rajoutés par la suit et le même principe que précédemment est appliqué (2 couches de résine non stratifiées et 2 couches de résine stratifiées).

Des tasseaux ont été placés à l’intérieur du positif pour donner une bonne rigidité à l’ensemble. Ces tasseaux ont servi plus tard à fixer le sol dans sa position définitive avant de faire le coffrage.             

IMGP6099

                        IMGP6101           

                          IMGP6149               

         IMGP6207

Le retournement du moule avant démoulage 

         -Le moule a dû être retourné avant de pouvoir séparer les membranes et les chapes du positif. Toute l’équipe du C.E.R.P. (chercheurs et techniciens) a participé au retournement.

IMGP6235

IMGP6238

 Le démoulage 

            -Les chapes et les membranes ont été décollées du positif. Quelques bulles sont apparues sur toute la surface du positif et des coutures aux endroits ou les différentes membranes se rejoignaient. Ces coutures ont été ébarbées et les bulles ont été bouché.

IMGP6246

IMGP6255

Le rétablissement du pendage 

-Le sol a été redressé et fixé à une poutre en fer, suffisamment solide pour soutenir son poids, à l’aide de sangles à cliquet. Il est calé dans la position du sol original.

IMGP6286

IMGP6291

Pose du miroir de faille 

            -Un moulage du miroir de faille a été collé au tirage avec de la fibre de verre et de la résine acrystal.

                                 IMGP6352                          

Le coffrage 

-Sept chevrons de 7X8 cm ont été fixés sous le positif, afin de supporter son poids. Une armature de tasseaux a été mise en place sur tout le tour du positif, pour supporter des plaques de contre plaqué. L’armature en tasseau a été reliée au chevron par des cravates composées de fibre de verre imbibées de résine Acrystal pour une plus grande solidité de l'enssemble.

IMGP6373

IMGP6430

IMGP6431 1

La patine 

            -Pour la patine le moulage a été couché sur le sol afin que l’on puisse accéder à la totalité de sa surface.

Nous avons utilisé, pour la mise en couleur des jus à base de pigment naturel lié avec de la gomme laque diluée dans de l’alcool éthylique à 95%.

La patine se déroule en plusieurs étapes:

-les ossements :

            -nous avons commencé par faire la patine de tous les ossements. Pour cela, nous avons appliqué un jus assez foncé sur tous les os, puis nous l’avons effacé en laissant la couleur foncée uniquement dans les trous et les fissures des os.

Un autre jus, clair cette fois, a été passé sur la totalité des ossements pour leur donner leur couleur définitive.

IMGP6434

IMGP6435

IMGP6435

-Les pierres altérées :

            -ont ensuite été patinés les pierres altérées. Ces pierres sont en cornéenne elles sont assez sombres. Deux couches de deux couleurs différentes ont été nécessaires pour obtenir la couleur des pièces originale. Une première couche épaisse, grise foncée avec un peu de bleu pour donner la couleur de base de la roche et une seconde plus claire et plus diluée pour en marquer les creux et vieillir l’ensemble.

IMGP6439

- Les galets marneux :

            -les galets marneux ont été patinés avec un jus épais, gris clair tirant un peu vers le vert. Un second jus très épais et très clair a été passé avec un pinceau bien sec sur la surface des galets marneux pour marquer les reliefs. Une troisième couleur très diluée et noire a été appliquée sur l’ensemble pour marquer les creux et créer des contrastes avec les reliefs clairs.

IMGP6438

Les pierres :

            -les pierres, très nombreuse sur ce sol, ont été patiné avec trois jus différents. Elles sont en calcaire mais ont pris une teinte un peu rouge durant leur enfouissement. Un premier jus rouge a été passé sur toute leur surface, il a servi de base au reste de la patine. Un deuxième jus clair et très dilué a ensuite été appliqué sur la totalité des pierres pour atténuer la couleur rouge de départ et la vieillir. Le troisième jus, très épais, a été passé avec un pinceau très sec pour marquer les reliefs, il est de couleur grise foncé.

IMGP6440

-Les galets :

            -pour les galets, un premier jus gris vers assez épais a été passé sur la totalité des galets. Un autre jus jaune, plus dilué, a ensuite été appliqué, puis le même jus gris vert que pour la première couche a été passée avec un pinceau très sec pour marquer les reliefs.

IMGP6441

-La parois rocheuse :

            -pour la patine de la parois rocheuse, trois jus ont été nécessaires. un jus orange que l’on a passé sur toute la surface puis effacé pour en marquer seulement les creux. Un second jus gris clair assez épais passé avec un pinceau sec marque les reliefs et un dernier jus clair épais est passé très sec pour atténuer le gris.

IMGP6442

Une zone de la roche correspondant à une plaque de calcite, a été patinée avec deux jus successifs, un orange clair, épais et un noir très dilué pour marquer les creux.

-Le miroir de faille :

            - la patine du miroir de faille a nécessité trois jus. Un premier, marron foncé, appliqué sur toute la surface puis effacé. Un second marron très clair, assez épais, passé avec un pinceau sec pour marquer les reliefs et un troisième jus foncé et épais, appliqué avec un pinceau très sec sur les endroits plus sombres du miroir original pour faire des nuances.

IMGP6443

-Les sédiments :

 Le sol original se compose de deux sédimentations différentes. Une couche carbonatée, très claire (presque blanche), recouvre tout le haut de l’original et la moitié gauche de la coupe est. Le reste du sol original est d’une couleur terre marron.

            -nous avons commencé par teinter la couche claire (fig. 59). Pour cela, ne disposant pas des sédiments d’origine du sol, nous avons pris un sédiment quelconque que nous avons tamisé pour avoir un grain très fin (0.100 mm) et nous l’avons ensuite teinté avec du plâtre de moulage pour l’éclaircir et obtenir la couleur d’origine de la zone carbonatée. Le sédiment a été collé sur toute la surface concernée avec de la colle à bois à prise progressive diluer à 50% d’eau. Le surplus de sédiment a été enlevé à l’aide d’un aspirateur. Du sédiment plus jaune a été passé sans colle sur la totalité du sédiment clair et épousseté avec un pinceau doux pour salir l'essemble. 

IMGP6444

            -pour le reste du sédiment, nous avons tamisé le même sédiment que précédemment et nous l’avons teinté avec de l’ocre marron pour retrouver la couleur originelle du sol. Il a été à son tour collé sur toute la surface restante du sol (fig.51,52). Le surplus a été enlevé à l’aspirateur.

IMGP6445

Repositionnement d’une dent humaine retrouvée dans sur la coupe stratigraphique est.

Une dent humaine (Arago 117) trouvée sur la coupe stratigraphique est en 2006  a été recollée à sa place initiale avec de la colle clue.

Le transport du moulage dans les galeries du Musée de préhistoire de Tautavel

Les dimensions (1.60 m x 1.40 m x 4 m) et le poids du moulage ont exigé une organisation particulière.

            -toutes les vitrines de la deuxième salle du Musée ont dû être enlevées afin de permettre le passage de la copie.

    - une grande partie du personnel du C.E.R.P. a dû participer au portage du sol.

            -le transport, c’est déroulé en quatre étapes :

la première étape a consistée à placer le moulage sur des plateaux munis de roues folles pour le faire rouler de l’atelier jusqu'au hall du Musée.

la seconde étape a été de porter le moulage à la force des bras de l’entrée du Musé jusqu’au hall.

-pour la troisième étape, le moulage est remis en place sur les plateaux munis de roues folles et emmené jusqu'à l’emplacement choisi pour son exposition par le professeur Henry de Lumley.     

la quatrième étape a été de redresser le moulage sur son socle.

IMGP6447

IMGP6448

IMGP6449

  Mise en couleur du coffrage et mise en place définitive du sol dans les galeries :

Le coffrage a ensuite été peint de couleur noire afin de faire ressortir le plus possible le moulage.

le sol a été mis à sa place définitive.

Plus tard, viendra le compléter un film expliquant aux visiteurs les différents points importants que montre ce moulage (coupe stratigraphique, reste humain en place,miroir de faille).

 IMGP6451

 

 

 


Repost 0
Published by moulage-et-prehistoire - dans moulage
commenter cet article
12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 10:54

 

Présentation de la surface a moulé :

Le sol UA 25 de la grotte du Lazaret est un sol d’habitat de courte durée, daté de 160 000 ans. La surface à mouler, d’environ 12 m², s’étend de la bande P à la bande S et de la bande 15 à la bande17. On trouve sur la surface à mouler, un foyer entouré de plusieurs éclats et de quelques esquilles brûlées. Un tas d’os composé principalement de mandibules est entouré de nombreux bifaces. Ce tas d’os a un diamètre d’environ 1 m et une hauteur de 20 cm. C’est sur ce tas d’os que se trouve les principales difficultées. On trouve en effet beaucoup de contre-dépouilles sur des pièces dans un assez bon état de conservation, mais qui restent malgré tout fragile.

Le moulage comprend aussi une bande de 50 cm de la coupe stratigraphique ouest. Quelques objets y forment aussi des contre-dépouilles. 

Les autres difficultées se rapportent à quelques grosses pierres provenant d’éboulis et présentant de fortes contre-dépouilles.

 

 A: surface a mouler

 

Le sol étant en contre bas dans la grotte, il faut penser à faire un moule en plusieurs parties facilement déplaçable et réassemblable. On choisi de faire deux chapes pour toute la surface du sol et une chape pour la coupe. Le silicone lui, sera découpé au même niveau que les chapes, ce qui facilitera aussi le démoulage.

            Outre le problème des contre-dépouilles et du moulage proprement dit, se pose des contraintes dues au lieu et à la saison choisi pour faire se travail. Le moulage ayant lieu au mois de décembre pour des raisons pratiques, il fallait nous attendre à une catalyse plus longue des produits, voir même, pas de catalyse pour certain d’entre eux, surtout pour un travail fait à l’extérieur de la grotte (tirage du positif).

 Matériaux utilisés :

 Moulage et tirage.

-Silicone : RTV 3320, avec catalyseur 44 R à 5% et tixotropant PC 12 a 0.1%.

-CAF : silicone en tube qui sèche a l’air.

-Résine : polyester palatal avec catalyseur andonox KP9 à 5% et du bleu de cobalt pour permettre la prise de la polyester à des températures ne dépassant pas les 5°.

-Fibre de verre 

-Gel Coat : il est fabriqué par nos soins, en mélangeant de la polyester avec de l’aerosil (silice en poudre) et du blanc de titane. La silice permet d’épaissir la résine, on la dose à l’œil jusqu'à obtenir l’épaisseur voulu pour le tirage, le gel coat ne doit plus couler. Il devient un peut plus fluide quand on y ajoute le catalyseur (andonox KP 9 à 5%).

Le blanc de titane, lui, teinte la résine, ce qui nous permet de partir sur une base blanche pour  la patine.

            -Coton : pour boucher les contres dépouilles.

            -Pâtre de moulage : pour certaine contre dépouilles

            -Praloïd B72 : diluer dans l’acétone à 100gr pour 1 litreau départ, puis rediluer selon l’état de conservation des

ossements.

            -Aétone : pour le paraloid mais aussi pour le nettoyage du matériel utilisé pour la résine polyester.

            -Esence F : pour le nettoyage du matériel utiliser pour le silicone.

 Patine.

                   -Gomme laque

            -Alcool éthylique

            -Pigment naturel

            -Charbon de bois

            -Sédiment prélevé dans la grotte

            -Colle a bois

La consolidation :

 Le premier travail consiste à évaluer l’état de conservation du sol, Voir si les objets y sont bien fixer, l’état général des ossements, leur fragilité, mais aussi repéré les objets fissurés, ceux qui paraissent plus fragile que les autres, ou,  qui sont dans une t’elle position qu’ils devront subir beaucoup d’efforts au démoulage.

.Pour les objets fissurés, le risque est que le silicone s’infiltre dans les fissures. Ce qui entraînerait la casse de l’ossement au moment du démoulage ou une déchirure du silicone à l’endroit de l’infiltration. Il n’est pas permit de laisser du silicone à l’intérieur d’un objet. En effet, le silicone est une matière périssable, qui en se décomposant à l’intérieur de l’os, pourrait entraîner la décomposition lente de celui ci. On applique sur les fissures  une solution qui consiste en un mélange de paraloïd et de sédiment prélevé dans la grotte, avec l’accord du responsable du chantier de fouille.

.pour les objets qui ne sont pas fixé au sol, ils seront recollés, en place, au paraloïd.

Les contours de l’objet, si le silicone risque de s’infiltrer au dessous, seront rebouchés avec le même mélange de paraloide et de sédiment.

.Pour les objets qui paraissent plus fragile, nous passerons une ou deux couches, de plus, de paraloïd. Les deux premières couches seront plus diluer pour que le produit s’infiltre plus en profondeur. Ces objets sont repérés sur le plan pour être démoulé avec le plus de précaution possible.

.les objets qui devront subir de gros efforts au démoulage seront traités au paraloïd, de la même façon que les objets fragiles, et seront repérés pour être démoulé avec attention.

 Le silicone :

Il est passé sur le sol en quatre couches.

-La première couche doit être fluide, et donc, non thixotropé afin de conserver au silicone toute ses caractéristiques et sa précision. On compte pour un sol qui à beaucoup de relief, 7 kilos de silicone par m2. Pour la première couche on utilise 1 KG/m2. Il est coulé, par petite quantité sur une partie du sol puis étalé au pinceaux sur la surface choisi par rapport à la quantité de silicone utilisé pour éviter qu’il y ai des accumulations à certains endroits et trop peut de produit à d’autres. Nous choisissons, à cause des basses températures de la grotte, de le catalyser à 5%.

B: 1ère couche de silicone

Le fait de ne pas thixotropé la première couche, fait que le silicone coule et laisse les arrêtes des ossements apparentes. A c’est endroit la couche de silicone est très fine et très fragile. On prendra bien soin lors de la deuxième couche d’épaissir ses zones fragiles.

 La seconde couche doit être plus épaisse que la première. On utilise 2 kg /m2 de silicone. Elle va servir à consolider la membrane. Cette couche sera thixotropé à 1/1000, catalyser à 5% et teintée avec des pigments naturel afin de repérer les endroits qui ont été traités et ceux qui ne l’ont pas encore étés. Nous prenons grand soin de consolider la membrane aux endroits les plus fin, c'est-à-dire sur les arrêtes des ossements, des pierres et des industries.

 

 D: 1er et seconde couche de silicone

 

La troisième couche joue le même rôle que la seconde. On utilise aussi 2 kg. Elle n’est pas teintée pour les mêmes raisons que la deuxième l’a été. Elle est aussi thyxotropé à 1/1000 et catalyser à 5%.

Les petites contre dépouille vont êtres bouchées entre la troisième et la quatrième couche.

Elles seront boucher avec du coton. Il sera recouvert de silicone lors de l’application de la quatrième couche.

 

F: coton

 

La quatrième couche sert surtout à fixer le coton au endroit choisi. Elle finit aussi de consolidé la membrane, on utilise 2kg de silicone / m2.elle est teintée au pigment naturel.

 Le silicone utilisé est adapté à ce genre de conditions (milieux humide), on ne rencontre aucun problème de catalyse.

 Les chapettes en plâtre :

Elles font servir à boucher les contres dépouilles qui sont trop importantes pour être bouchées au coton. Elles sont bâties à la main et doivent présentées un biseau sur leurs bords. Un plot est creusé sur la partie la plus importante.

 E: chapette

 

Les chapes en polyester :

Nous devons, pour des raisons pratiques, à cause de la taille du moulage, faire 2 chapes pour toute la surface horizontale du sol. Pour des raisons techniques une autre chape est faite pour la coupe verticale, il y a en effet trop de pièces en contre dépouille et les risques de casses seraient trop importants si on ne fabriquait que deux chapes pour toute la surface.

 Pour sépare les chapes, des murs d’argiles sont montés aux endroits choisi pour la séparation. Ils sont recouvert de papier aluminium, qui à sont tour est généreusement enduit de graisse de vaseline pour éviter que les murs ne colle à la chape.

 

 H: chape coupe et mur

Les murs seront tous les deux renforcés vers l’intérieur du moule, ceux qui nous permettra de faire les deux chapes des extrémités en même temps.

G: chape

 

La membrane doit être absolument graissée pour éviter que la polyester n’adhère à celle-ci. On utilise pour le graissage de la graisse de vaseline qu’on applique à la main sur la membrane.  

La première chape, est la plus à l’est, une fois terminée elle catalysera pendant que nous ferons celle de la coupe.

On utilise de la résine polyester catalysée à 4 % d’andonox KP9, et de la fibre de verre.

On commence par découper la fibre en plus ou moins gros carré ou rectangle. Il est important d’avoir différentes tailles et différentes formes de bandes de fibre, pour les adapter au relief du sol. Plus le relief sera important plus on utilisera de petits morceaux. Pour les endroits à moindre relief une grosse bande fera l’affaire.

La fibre de verre est ensuite imbibée de résine, sur une surface plane et dure (en l’occurrence, un couvercle de pot de silicone), à l’aide d’un pinceau, puis elle est appliquée sur le sol toujours avec un pinceau imbibé de résine. Quand on applique la fibre sur le sol on prend soin de faire chevauché les morceaux de 5 à 10 cm, selon leur taille, les un sur les autres pour les fixer ensembles et donnés à la chape sa solidité.

Au niveau du mur, nous ferons bien attention de ne pas faire dépasser la fibre au dessus, ce qui nous évitera d’avoir à faire trop d’ébarbage pour les prochaines opérations.

I: mur fibre

On applique ainsi, deux couches de fibre de verre. Une troisième aurait était nécessaire, mais, vue la difficulté qui va consister à sortir les chapes de la grotte nous préférons opter pour des chapes moins solide mais plus légère.

La chape du milieu est faite une fois que les deux chapes ont bien catalysé. Les murs d’argiles sont enlevés, il reste un mur de fibre et de résine. Ce mur devra être soigneusement graissé à la graisse de vaseline puis, recouvert de deux couches de papier aluminium et à nouveau graissé, pour éviter que les deux chapes ne collent ensemble. Une fois cette opération faite on peut commencer la dernière chape non sans avoir d’abord graissé la membrane.

La dernière chape terminée il reste à percer des trous dans les murs, pour pouvoir remonter les chapes entres elles à l’aide de vis et d’écrous suffisamment solide.

On ébarbe ensuite les parties supérieures des murs pour être bien sur qu’au démoulage, il n’y ait des résistances si les parties supérieures sont collées entre elles au dessus du papier aluminium.

 Les tasseaux :

Les tasseaux vont servir à facilité le démoulage et le transport des chapes en nous offrant des prises sur celle-ci. Ils consolident aussi l’ensemble.

Ils sont d’abord coupés à la bonne dimension pour former un rectangle, tout autour, et un peut à l’intérieur des chapes. Nous les fixons ensuite à l’aide de bande de fibre de verre de 50 cm de long pour 10 cm de large, appelées cravates. Elles sont trempées directement dans un pot de résine afin d’en être bien imbibé, puis elle sont enroulée par leur milieu sur un ou deux tour aux extrémités des tasseaux. La fibre qui reste est appliquée sur la chappe. L’opération est répétée sur les extrémités de tous les tasseaux et au endroit choisi sur les chapes.Des renforts sont rajoutés sur les deux grandes chapes, ils les coupent au milieu de leurs longueurs.

J: chapes et tasseaux

Les conditions climatique dans la grotte sont assez stables, les températures sont constante et d’environs 13°c. Aucun problème n’est rencontré au niveau de la catalyse de la polyester.

 Le démoulage des chapes :

Pour le démoulage des chapes, l’action se déroule sans problème. Les chapes sont tirées à leur quatre coins et alternativement, afin de laisser passer l’air au dessous. Elles se décollent sans problème et sont sorties de la grotte sans trop de difficultés.

les chapes sont posées de façon à pouvoir recevoir les membranes qui vont avec.

 Le démoulage du silicone :

Une telle surface de silicone ne peut être démoulée d’un seul bloc. La membrane sera découpée en trois parties aux endroits ou les chapes se séparent. Pendant qu’une équipe se charge du découpage, une autre équipe commence le démoulage de la coupe en présence du responsable du chantier de fouille qui pourra constater immédiatement si des dommages surviennent aux ossements. Toutes les précautions sont prises pour éviter la moindre casse. Le travail se fait en douceur et le plus grand soin est accordé aux pièces fragiles ou en position de forte contre dépouille, repérées lors de la consolidation.

L’opération du démoulage est délicate, car en plus des risques liés au démoulage lui-même, nous devons faire attention aux endroits ou nous marchons, parce que le silicone cache les plus petits reliefs, et qu’il est donc facile de marché sur un ossement sans s’en rendre compte. Heureusement, à part sur le tas d’os, le sol n’est pas très riche en ossement.

Aucun ossement n’a était cassé lors du démoulage, mais certains ont étaient décollés de leur place originelle à cause d’infiltration de silicone au dessous des pièces. Ils sont remis en place par le responsable du chantier de fouille à l’aide d’un plan très précis. Il en est de même pour quelques éclats.

L: démoulage2

 

Le silicone à subit quelques déchirements, surtout aux endroits ou avaient été placées les chapettes en coton. La réparation ce fait au CAF, en prenant bien soin de ne pas faire de traces sur l’empreinte.

 

M: caf

 

Le tirage :

Pour le tirage les chapettes en plâtres sont repositionnées sur les chapes en polyester. Les membranes sont à leur tour remises en position sur les mêmes chapes.

Le tirage des trois parties se fera séparément. Plus tard La membrane de la coupe sera ressoudée à celle de la grande partie qui lui correspond. L’autre grande partie, elle, doit resté désolidarisée de l’ensemble du sol pour des raisons pratique pour le transport et le stockage du moulage.

Le tirage proprement dit se fait en trois étapes, le gel coat, la stratification et les tasseaux.

 Le gel coat est passé au pinceau. Certaines précautions sont à prendre lors de cette opération.

La première est de ne pas mettre une trop grosse épaisseur de gel coat (surtout dans les creux du négatif), en effet il fissure quand il catalyse en masse, et laisse passé la polyester des couches suivante sur l’empreinte.

La deuxième est que, sur un sol qui présente beaucoup de reliefs il y a beaucoup d’endroits invisibles (dans les creux plus large à l’intérieur qu’à l’ouverture).

Le gel coat est appliqué en deux couches. La deuxième couche est appliquée avant que la première ne soit complètement catalysée. On s’arrête à 10 cm au bord des largeurs ou les chapes se soudent afin de prendre les précautions nécessaires à cette opération.

 Jonction des trois parties:

Pour souder les plaques de la coupe et du tas d’os, il suffit de les raccrocher entre elle par le système de trous et de vis prévu a cet effet avant le tirage.

Pour les plaques qui ne doivent pas être fixées ensemble mais doivent quand même jointer au mieux pour donner l’illusion que le sol est fait en une seule partie. Nous les rapprochons et les positionnons bord à bord en calant entre les deux plaques une feuille de papier aluminium graissée à la graisse de vaseline. Ensuite le gel coat est appliqué des deux cotés et jusqu'à la feuille d’aluminium.

 

 

N: gelcoat separation

 

Une fois cette opération terminée, les deux couches de fibres de verre sont appliquées avec le même système pour la jointure des deux plaques.

Le tout est consolidé avec des tasseaux, eux-mêmes tenu par des cravates comme pour les chapes.

La température extérieure pose des problèmes pour la catalyse des produits. Il nous faut rajouter un accélérateur, nous choisissons le bleu de cobalt qui ce montre particulièrement efficace, et élimine le problème.

Le démoulage du positif:

Le démoulage du positif est moins délicat que celui fait sur le sol original. Il est néanmoins nécessaire de faire attention de ne pas déchirer le silicone, au cas ou un autre tirage devrait être fait avec le même moule.

Les sédiments prit dans le silicone lors du moulage, ce collent sur le gel coat et donne déjà une idée de la patine du sol.

 

O: tirage demoulé

 

La patine :

Pour la patine, nous avons put travailler, pour la plus part des pièces avec le modèle original.

Nous avons choisi pour être sur de ne rien oublier, de travailler avec le dessein du sol et de cocher au fur et à mesure les pièces patinées.

La patine débute par les ossements. Une couche de la couleur du sédiment trouvé sur le site est appliquée sur tous les ossements, puis effacer. Ainsi la couleur reste dans les creux et les fissures de l’os.

Une autre couche, de la couleur des ossement est passée sur la surface de ceux-ci. Les dents restent blanche et un peu de medium brillant est passé sur leur surface pour les faire briller et donné ainsi l’impression de l’émail.

Pour les os brûlés une couche noire est directement passait sur les pièces puis, l’objet est frotté au sédiment pour être vieillir la patine.

 

 Q: patine tas d'os


La patine se poursuit par celle des industries et des galets.

Ensuite nous patinons les grosses pierres. Dans la grotte elles sont concrétionnées, il faut donc imité les concrétions, pour cela on applique sur toute la surface un jus de la couleur du sédiment de la grotte et avant le séchage, on les saupoudre de sédiment de grotte, puis on tape avec un gros pinceaux pour enlever les grain de sédiment les plus gros. L’opération est répétée jusqu'à obtenir un résultat satisfaisant.

Ensuite vient la patine du foyer. Pour cela on récupère du charbon de bois que l’on pile pour obtenir de la poussière. Cette poussière est ensuite mélangée à du sédiment de la grotte jusqu'à que l’on obtienne la même couleur que le foyer original. Le mélange est ensuite collé sur le moulage à l’endroit du foyer avec de la colle à bois.

 P: patine foyer


Tout le reste de la surface du sol est recouverte de sédiment de la grotte, collé avec de la colle à bois. On trouve sur le sol deux sédiments différents, on trace donc sur le plan les zones de sédiment rouge, celles de sédiment marron et on les reporte sur le moulage.


 R: patine terminé


 

 

 

 

Repost 0
Published by moulage-et-prehistoire - dans moulage
commenter cet article