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Profil

  • Planchand Cyril
  • Technicien mouleur, restaurateur, formateur à E.P.C.C. C.E.R.P. Tautavel de février 2000 à décembre 2013. 
Technicien mouleur, restaurateur, formateur à U.P.V.D. (Université Perpignan Via Domitia) depuis Janvier 2014 rattaché au C.E.R.P. de T
  • Technicien mouleur, restaurateur, formateur à E.P.C.C. C.E.R.P. Tautavel de février 2000 à décembre 2013. Technicien mouleur, restaurateur, formateur à U.P.V.D. (Université Perpignan Via Domitia) depuis Janvier 2014 rattaché au C.E.R.P. de T
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Le but de cette réflexion est d’évaluer à quel point un moulage sera différent, dans ses formes et dans ses dimensions, à la pièce originale. Ces différences seront toujours minimes et ne dépasserons que très rarement l’ordre du mm, mise à part les tirages en plâtre de grosse pièce, sur les quels elles peuvent aller jusqu'à 8 mm.( Broca Paul. Incertitude des mesures prises sur les crânes moulés en plâtre (suite). In: Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, I° Série, tome 5 fascicule 1, 1864. pp. 449-455.)

 

Nous allons commencer par identifier les différentes causes de déformations possibles sur un moulage.

 

Travail par surmoulage :

 

            -il est très difficile de savoir si le moulage mis à notre disposition est conforme à l’original qu’il copie.

Il est souvent très difficile, voir impossible, de savoir si le moule dont il sort à était fait sur l’original, et quel matériau à était utilisé pour faire le moule dont il est issu. Si le moule a été fait récemment, avec des matériaux de type R.T.V., les différences de dimensions seront normalement minime.

Il est toutefois possible que le tirage mis à notre disposition ait eu un plan de joint décalé, ce qui modifierai évidemment, ses formes et ses dimensions. Un plan de joint épais qui aurait été poncé, est généralement visible à l’œil nu sur le positif. 

 

Si le tirage est en plâtre, il aura très certainement subit des déformations sur toute sa surface. Ces dimensions seront toujours supérieures à celle de l’original qu’il copie. Ces déformations sont du à l’expansion du plâtre. Elles ne sont pas homogènes sur toute la surface du tirage.

 

Il convient aussi de ce méfier des tirages en résine de pièces anciennes qui sont susceptible d’avoir était moulées en plâtre et surmoulées plus tard en résine. Dans ce cas là, la pièce en résine aura les déformations de la pièce en plâtre du départ, plus les retraits combinés du RTV et de la résine.

 

Les moulages sont largement diffusés dans différent laboratoire depuis la deuxième moitié du  19e siècle. Il est fort possible qu’un tirage en résine actuel soit issu d’un surmoulage lui-même issu d’un surmoulage plus ancien. Si chaque surmoulage modifie la pièce, même de quelques microns, il est inévitable qu’au bout de nombreux surmoulage, les dernières pièces présentes des différences de l’ordre de plusieurs mm (j'ai observé une différence de 1 cm entre une copie et un crâne original, sur la partie la plus longue du crâne).  

 

            Au vue de toutes ces différentes raison possible de déformation. Il convient d’être prudent quant à la destination des moulages (muséographie, pédagogie, recherche, vente collectionneur…). Sachant qu’il n’existe pour l’instant aucune traçabilité des moulages en circulation. Il est impossible de savoir combien de surmoulage ont étés fait avant d’arriver à la pièce que l’on possède ou que l’on doit mouler.

Il serait souhaitable, dans un avenir proche, d'immaginer un marquage sur les tirages destinés à la recherche qui garantirait leur fidélité par rapport à la pièce originale.

 

Travail sur pièces originales :

 

Les différences de formes et de dimensions sur un tirage issu d’un moule réalisé sur une pièce originale avec les matériaux actuel, ne seront qu’à peine remarquables. Elles correspondront au retrait du R.T.V. après catalyse. Ces différences de dimensions sont minimes mais mérite d’être communiquées à tout chercheur travaillant sur des moulages actuels.   

 

Un moule peut aussi subir des déformations. La membrane en silicone peut bouger et prendre une forme qui n’était pas la sienne au moment de la prise d’empreinte. Il convient de prendre les précautions qui éviteront de telles déformations (toujours remettre en place la membrane dans sa chape, éviter de laisser un moule vide trop longtemps et ne jamais laissé un tirage raté dans son moule).

 

Il existe une dernière cause de déformation des tirages, il s’agit des bulles d’air qui peuvent apparaitre en surface de celui-ci. Les bulles de petites dimension peuvent êtres bouchées à l’aide de patte telles que le mostuck ou la modeling paste, à condition qu’elles ne soient pas située à des endroits stratégiques pour l’étude de la pièce (cuspide de dents, insertion musculaire etc.…) et qu’elles ne modifient pas la forme du tirage par rapport à celle de l’original.

Pour les bulles de grosse dimension, il sera préférable d’éliminer le tirage et d’en réalisé un nouveau.

L'ideal, en  se qui concerne les moulages destinés à la recherche, est de prendre différentes mesures, sur l'original et de les vérifier sur la copie afin d'être certain de sa fidélitée. 

Nous ne pourrons être sur de la qualité d’un moulage uniquement si le moule est fabriqué sur la pièce originale et si les tirages sortis de ce moule sont d’une qualité irréprochable.

 

 

Vient s'ajouter à ces problème techniques, les raisons pour les quelles sont réalisées les moulage. Le traitement du tirage (bulle d'air et plan de joint, ne sera pas le même pour une pièce réalisé pour la muséographie et pour la recherche. 

 

Les moulages à but muséographique :

 

Pour ces tirages, réalisés seulement dans un but muséographique, il est possible de modifier légèrement la forme de l’objet si la recherche esthétique l’impose. Un plan de joint légèrement décalé par exemple, pourra être totalement effacé. Il convient toute fois de limiter ces déformation au maximum, nous n’effaceront totalement un plan de joint que s’il ne dépasse pas le ½ mm d’épaisseur, car il est tout à fait possible qu’un moulage préparer pour exposition temporaire finisse dans des réserves archéologiques et servent un jour à l’étude.

 

Les moulages à but pédagogique :

 

Comme pour les tirages à but muséographique, la forme des moulages fait pour la pédagogie, pourront être légèrement modifié, dans le cas d’un plan de joint important, si ce dernier n’est pas trop important.

La différence entre ces moulage et ceux fabriqués pour la muséographie, est que, les moulages fait pour la pédagogie vont être très manipulés et s’abimeront très vite. Il est peut probable qu’ils finissent par servir à des travaux d’étude.

Un pédagogue se servira des moulages de crane par exemple, pour montrer les différences générale des différences espèces d’hominidé. Les détails sont donc moins important et pourront être légèrement modifiés si besoin ait.

 

Les moulages à but scientifiques :

 

Dans le cas de moulage à but scientifique, fabriqué pour des chercheurs, aucune différence de forme ne devra être tolérée. Un tirage qui présentera un plan de joint même sensiblement décalé, sera réformé et ne pourra être diffusé dans le but de travaux de recherche.

Dans un but de transparence, le plan de joint de ce type de tirage ne sera pas totalement effacé, de façon à n’induire aucune erreur d’interprétation de la part du chercheur qui travaillera sur des moulages.

Les bulles d’air susceptible de s’être former en surface seront boucher si elle ne dépasse un diamètre de 1 mm et si elles ne sont pas situées à des endroits stratégique pour l’étude de la pièce en question.

 

Conclusion :

 

Malheureusement il n’existe aucun code international qui permettrait de différencier les moulage fait à but muséographique, scientifique et pédagogique qui permettrait à tout chercheur de savoir d’un coup d’œil, s’il est en présence d’un moulage fiable pour l’étude qu’il mène, ou si il doit prendre compte de possibles déformations du tirage.

Un tel code permettrait de gagner la confiance de certains chercheurs retissant, à juste titre, au sujet des travaux de recherche réalisé sur des moulages.

Une traçabilité des moulages apparait aussi importante, au vu du chapitre vu plus haut traitant des vieux tirages en plâtre et de leurs déformations après l’expansion de ce dernier.

Il conviendrait de noter sur chaque pièces, de façon discrète et définitive, le but dans lequel à était fait le moulage, si le tirage est issu d’un surmoulage ou d’un moule fait sur un original . S’il s’agit d’un moule fait par surmoulage sur une pièce en plâtre ou en résine. Il faudrait aussi trouver un moyen simple de mentionner si l’origine d’un tirage que l’on doit surmouler est inconnue.

Cela implique la création de base de données, ou chaque moule est répertorié avec les mentions citées ci-dessus, afin d’être toujours en mesure de retrouver l’origine du moule et donc la fiabilité des tirages qu’il produit. Ceci permettrai aussi de créer un label de qulité de moulage pour la recherche. 

 

 

 

 

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