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Profil

  • Planchand Cyril
  • Technicien mouleur, restaurateur, formateur à E.P.C.C. C.E.R.P. Tautavel de février 2000 à décembre 2013. 
Technicien mouleur, restaurateur, formateur à U.P.V.D. (Université Perpignan Via Domitia) depuis Janvier 2014 rattaché au C.E.R.P. de T
  • Technicien mouleur, restaurateur, formateur à E.P.C.C. C.E.R.P. Tautavel de février 2000 à décembre 2013. Technicien mouleur, restaurateur, formateur à U.P.V.D. (Université Perpignan Via Domitia) depuis Janvier 2014 rattaché au C.E.R.P. de T
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Dans le travail de moulage en préhistoire les objets à traiter seront surtout les ossements, les industries lithique étant souvent suffisamment solide pour être mouler sans consolidation préalable. Il y a toute fois quelques exceptions que nous verrons plus bas. Cette page traite donc plus largement de la consolidation des ossement que des industries.

Une coupe transversale de la plupart des ossements met en évidence une enveloppe externe d’os lamellaire, dense et compact, et une masse interne d’os cellulaire spongieux.

 L’os est principalement composé de collagène, qui est lui-même composé de protéines, de polysaccharide, et d’un constituant minéral qui se presente sous la forme de cristaux complexes. Il est connu sous le non de hydroxyapatite de calcium.

La consolidation d’objet avant le travail de moulage, va directement dépendre de l’état de conservation de l’objet. Certains objets ne vont pas nécessité de consolidation, pour d’autres, une consolidation importante devra être entreprise.

Comme vue plus haut dans la page sur la déontologie, les consolidations doivent être minimales. On essaiera toujours de garder les détails de la surface de l’objet, si l’état de conservation de ce dernier le permet.

Pour la consolidation, on utilise le Paraloïd B72 dilué à différents pourcentage dans l’acétone.

Le pourcentage choisi dépend de l’importance et du type de consolidation à apporter à l’objet. ces deux point vont être déterminés pendant l’expertise de l’état de conservation de la pièce à mouler.

 

Expertise de l’état de conservation des ossements


L’état de conservation d’un ossement est directement lié aux altérations chimiques qu’il a subit pendant son enfouissement. On trouve différents types d’altérations, qui correspondent à différents types de fossilisations. L’objet réagit par rapport aux composantes chimiques du sol dans lequel il a été conservé, à son acidité mais aussi à son degré d’aération, aux migrations d’eaux et aux variations climatiques.

Ces altérations sont différentes et propres à chaque site.

Ces différents types d’altérations nécessitent une approche différente du travail de consolidation.

 

Ces altérations s’observent sous la forme de :


minéralisation

Le premier indice d’une bonne minéralisation, est le poids de l’objet. Un poids élevé correspond à une bonne minéralisation qui correspond souvent à une bonne conservation.

Pour un objet en état de bonne minéralisation les précautions à prendre sont minimes.

assèchement

Les objets secs sont très légers, très fragile et très réactifs aux produits qui vont être utilisés pour leur consolidation.

friabilité

Les os friables sont, par définition fragiles. Une forte consolidation est nécessaire.

 

Outre les altérations chimiques dues aux composantes du sol, on trouve des états de conservation dû à des mouvements du sol, aux conditions climatiques. Ces altération ce présentent sous la forme de fissure ou de fracture.

Dans le cas d’ossement cassés par le gel, les cassures sont présentées dans le sens des lamelles de l’os, les morceaux de d’os restants sont plus ou moins en contact.

Dans le cas de mouvement du sol certains objets sont fracturés, sans pour autant être fragmentés. Le danger sur ces objets, est que les différents morceaux qui les composent sont maintenus ensemble par du sédiment. Si ce sédiment est concrétionné l’objet reste solide. Si le sédiment est friable il faudra prendre plus de précautions et faire une consolidation importante.

-concrétions

Certaines concrétions sont très dures, et cachent des zones importantes pour l’étude, comme les surfaces articulaires, les insertions musculaires etc. Elles peuvent participer à la solidité de l’objet et l’état général de l’os qui les supporte doit être pris en compte pour leur  enlèvement.

 -calcifications

La calcite se compose de carbonate naturel de calcium cristallisé. Elle forme une gangue protectrice autour de l’objet. Les pièces calcifiées sont souvent solides.


Les produits utiliser pour le nettoyage.


Les ossement peuvent être nettoyés à l’eau, ou, à l’acétone, selon leurs états de conservation.

l’acétone.

Il peut être utilisé dans tout les cas de conservation sauf, bien sur, ceux qui nécessitent de ne pas intervenir sur l’objet. Il possède des avantages non négligeable: il s’évapore très vite, et de ce fait, n’a pas le temps d’altérer l’os traité. Il a aussi pour effet de déshydrater l’os, et donc de finir le séchage. D’autres solvants comme l’éthanol peuvent être utilisé pour sécher une pièce. Cette opération est indispensable avant toute consolidation qui pourrait emprisonner l’humidité dans l’ossement, ce qui, sur du long terme, peut avoir des conséquences néfastes sur la conservation de l’os. Le moulage d’objet ne ce fera, en général, uniquement sur des os sec, au moins un an après leurs extraction.

-Les ossements très sec, peuvent être nettoyé à l’acétone, à condition de ne pas les imbiber. On appliquera l’acétone au pinceau : en employer le moins possible, Le nettoyage se fera a la brosse ou au pinceau.

 -un os friable ne doit pas être nettoyé mais seulement consolider.

-Pour les parties fracturé maintenues par du sédiment, les précautions sont les mêmes que pour un ossement sec. Le nettoyage se fait avec le minimum de produit possible et doit rester sommaire.

-Les concrétions :

Les concrétions sont souvent enlevées en laboratoire sur la demande de chercheurs. Pour les traiter il est nécessaire, selon leur dureté de bien les imbiber d’acétone, de les laisser sécher, et de renouveler l’opération jusqu’a ce qu’il soit possible, à l’aide d’un outils (en bois pour ne pas faire de trace sur la pièce) de les faire sauter par plaque « sans forcé ». L’eau donne aussi d’assez bon résultat sur des ossement en bon état.

-calcification

Dans le cas ou les os présentent des zones calcifiées, il est déconseillé de tenter de les enlever mécaniquement, en effet les risques d’endommager la surface lamellaire de l’os sont trop importants. Ils seront nettoyés en laboratoire par des procédés chimiques: a l’aide d’acide acétique, formique ou de chloro-méthane en bain. Diluer à l’eau entre 5 et 10 % ces acides attaque le carbonate de calcium du calcaire qui forme la concrétion mais aussi le calcium et le dioxyde de carbone contenu dans l’hydroxyapatite. Si des études chimiques doivent être faites sur l’objet traitait, une surveillance de l’état de surface de l’os doit être faite au microscope tout au long de l’opération. Pour les études biométriques, une surveillance à l’œil nu pourra suffire.

 

l’eau

 -L’eau peut être utilisée dans le cas d’une bonne minéralisation de l’ossement.

-En aucun cas elle ne doit être utilisée sur des ossements secs et spongieux: la réaction est instantanée, l’os se gorge d’eau, se ramolli et se désagrège, les matières spongieuse fonde littéralement.

-L’eau est à éviter pour les cas ou un sédiment friable tient l’os au niveau des fractures.

L’acétone étant toxique, il est conseillé de le travailler avec les protections adaptées, (masque et gants) ou dans un endroit bien ventilé. Pour la même raison nous travaillerons avec de l’eau, autant de fois que les conditions le permettent.

 

 

Pour la consolidation, on utilise le Paraloïd B72 dilué à différents pourcentage dans l’acétone. Le pourcentage de dilution du Paraloïd B72, va directement dépendre de l’état de conservation de l’objet. Un original très fragile qui demandera une consolidation en profondeur, va imposer une dilution importante du Paraloïd, comprise entre 100gr de Paraloïd/2L d’acétone et 100gr/3L. Selon la capacité d’absorption de la pièce, on pourra aussi utiliser un mouillant qui sera de l’acétone pur. En passant une couche d’acétone juste avant de passer le paraloïd, ce denier ira plus profondément dans la pièce, cette opération sera répétée jusqu'à arriver à une consolidation suffisante. Une fois consolidée en profondeur nous utiliserons du paraloïd dilué à 100gr de paraloïd / 1 Ld’acétone, on diluera ensuite ce premier mélange, après avoir fait des essais sur une petite zone la pièce à mouler, on rediluera le mélange paraloïd acétone jusqu'à obtenir un aspect mat, sur l’objet. Pour une pièce dans un bon état de conservation qui demandera seulement une consolidation de surface, on n’utilisera qu’un seul mélange de paraloïd comme vu plus haut 100gr / 1 L que nous rediluerons jusqu'à obtenir un aspect mat.

 

 

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